‹ Les Dystrophies MammairesChapitre 50 sur 66 · MOTTE · texte numérisé non relu

MOTTE

de la fibro-adénomatose simple (adenosis) avant et après traitement folliculinique. Cette comparaison montre que la foliiculine agit en produisant une fibrose diffuse très importante qui étouffe la prolifération épithéliale. Cependant dans cette masse fibreuse on observe des kystes, de taille assez importante. |

La folliculine agit donc en vieillissant les lésions, en produisant un aspect scléro-kystique. Du point de vue histologique la folliculine ne guérit pas l’affection, elle la transforme. On sait en effet que les formes scléro-kystiques représentent les termes les plus évolués des dystrophies, les formes initiales étant représentées par les simples hyperplasies.

Indépendamment de l'efficacité réelle du traitement, la thérapeutique folliculinique est susceptible de deux critiques :

— Tout d’abord on a pu craindre que le traitement folliculinique ne soit cancérigène en arguant des expériences de Lacassacne sur la reproduction expérimentale de l’adénocarcinome mammaire par la folliculine. Un tel reproche est injustifié ; pour employer chez une femme de 50 kilogrammes des doses analogues à celles utilisées chez la souris par La- CASSAGNE il faudrait faire 50 milligrammes de folliculine cristallisée par injection, commencer le traitement dès lenfance et le continuer pendant toute la vie.

Par contre il n’en reste pas moins que l’analyse du mode d'action de la folliculine montre que celle-ci ne guérit pas anatomiquement les lésions, mais les remplace par d’autres. Celles-ci sont justement les formes kystiques qu’on voit habituellement chez les gemmes âgées de même que les formes végétantes. Des examens éloignés nous manquent pour affirmer que l’épithélium kystique ne se met pas à végéter ultérieurement, et que les lésions en continuant leur évolution ne subissent pas une transformation papillomateuse dont on sait la fréquence de dégénérescence maligne. Il n’est peut-être pas interdit de penser que si les lésions dystro-

phiques n’évoluent pas très fréquemment en chnique vers

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