LE TRAITEMENT PAR LA FOLLICULINE
Curzer l’a conseillé dès 1931 dans les cas de (mazoplasie » et en a observé des résultats satisfaisants. Depuis, ce traitement a été appliqué par de nombreux auteurs : OÜFFERGELD (1932), Lericue (1933), GagrieLcranz (1933), Tayror (1933), Dauz Iversen (1935). En 1936, Lewis et GESCHICKTER en ont fait une excellente étude. Ils conduisent ainsi le traitement : pendant les 3 semaines qui séparent les règles, ils injectent deux fois par semaine 10.000 unités internationales de folliculine ; le mois suivant une seule injection par semaine, le troisième mois de nouveau deux injections par semaine. Ensuite pendant 6 mois une seule injection prémenstruelle ou un traitement par voie orale.
Ce traitement ne repose sur aucune base physiologique, ce sont au contraire ses effets qui ont amené à ineriminer par une déduction hasardeuse une hyperlutéinie comme cause
des dystrophies mammaires. Il semble même «a priori paradoxal de traiter par la folliculine des lésions qu’on arrive à reproduire expérimentalement par hvperfolliculnie.
Malgré ces objections de principe 1l n’en reste pas moins que beaucoup d'auteurs se déclarent satisfaits du résultat obtenu.
Lericue, dans 5 cas, a toujours obtenu une amélioration importante, Dane [VERSEN a eu des résultats analogues dans 5 cas. DEAN Lewis et GESCHICKTER, sur 21 cas, n’ont observé que 6 échecs. Taycor (1933) a observé lui aussi un résultat favorable dans la plupart des cas. Cependant la valeur de ces statistiques n’est peut être pas considérable, car TAyLoRr étudiant l’évolution spontanée de 20 cas de dystrophies diffuses a observé la même proportion d'amélioration et de dispariton des symptômes que dans la série traitée par la folliculine.
Les résultats doivent d’ailleurs être envisagés en détail, en différenciant d’une part la variété de dystrophie en cause et d'autre part l’influence du traitement sur les signes subjectifs, les signes objectifs et les lésions hisitologiques. |
D’après la variété de dystrophie, les résultats sont dans Pensemble bons pour les seins douloureux prémensiruels, on compte quelques échecs dans la fibro-adénomatose simple, la maladie de Reclus est surtout améliorée du point de vue fonctionnel, les signes objectifs sont souvent persistants. L'amélioration fonctionnelle est donc dans l’ensemble l’élément le plus constant dans les résultats favorables.
La diminution ou la disparition complète des nodules et de la consistance grenue de la glande est déjà plus inconstante ; les kystes persistent le plus souvent sans modifications.
Les modifications histologiques provoquées par le traitement foliculinique ont été peu étudiées mais sont particuhèrement intéressantes car elles élucident le mécanisme de cette thérapeutique.
Lewis et GEsSCHICKTER ont comparé l'aspect histologique
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