I. — PARTIE EXPÉRIMENTALE
1. La glande mammaire subit des modifications de structure parallèles aux étapes du cycle ovarien.
2. Trois hormones se succèdent et s'associent pour provoquer le complet développement et la fonction sécrétoire de la glande mammaire : deux hormones ovariennes, la folliculine et la progestérone, une hormone anté-hypophysaire, la prolactine.
— Le développement du mamelon et le développement canaliculaire sont un effet folliculinique.
— Le développement lobulo-alvéolaire est un effet olliculino-lutéinique. ï
—— La prolactine provoque la sécrétion lactée sur une glande ayant subi auparavant l’action convenable des hormones ovariennes.
La glande mammaire présente une tri-réceptivité conditionnelle à ces trois hormones.
__ Un certain nombre de faits permettent de penser que l’'anté-hypophyse joue un rôle important dans les phénomènes de développement mammaire qui semblaient auparavant uniquement sous la dépendance de la fonction ovarienne. La nature précise de cette fonction anté-hypophysaire est encore mal connue.
__ Le système neuro-végétatif est certainement un des
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facteurs importants de la physiologie mammaire mais son rôle est encore mal élucidé. Un seul point est acquis : l’existence d’un réflexe neuro-hormonal à point de départ mamelonnaire.
3. Il est possible de provoquer expérimentalement des lésions dystrophiques de la glande mammaire par injections répétées et prolongées de folhiculine.
— On n'obtient pas de résultats si on a provoqué auparavant un état de pseudo-gestation par injections de gonadotrophine.
-— On a pu provoquer expérimentalement des dystrophies mammaires chez des rats feinelles soumises à des coïts répétés avec des mâles vasectomisés. Ces expériences sont assez difficiles à interpréter, mais le système nerveux végétal y à vraisemblablement un rôle important.