‹ Les e?vangiles synoptiques / (volume 2)Chapitre 109 sur 672 · Le. v, 27-32; I · texte numérisé non relu

Le. v, 27-32; I

2, J. Weiss, Lk. 521. ; B. Weiss, Lk. 527. Le rapport avec v, 27-32 n’autorise pas l'hypothèse d'une source spéciale pour xv, 1-2, car ce dernier passage paraît dérivé du premier.

3. V. 59. ere 0 roôe adrods ruv rapafokny raÿrnv vise le discours parabolique (ef. v, 36), plutôt que la première parabole, car on ne peut séparer celle-ci de la seconde (cf. Mr. xx, 1, l'emploi de ëv rapafohais pour une seule parabole) ; et si cet exorde avait été écrit pour la troisième, rien n’empêchait de mettre zapafokas en le transposant.

Jésus reçoit les pécheurs, et l'introduction amène à cet effet pécheurs et publicains, et pharisiens pour se scandaliser. Mais, à prendre cette donnée à la lettre, puisque ce sont les publicains qui cherchent Jésus, le reproche des pharisiens serait à peine fondé en fait.

Le Sauveur justifierait sa conduite à l’égard des publicains et des pécheurs par les sentiments de Dieu même à l'égard de ses enfants égarés : le Père céleste a grand désir de les ramener au bien, comme le berger souhaite ramener au bercail une brebis perdue ; il

les cherche avec le soin que met une ménagère économe à retrouver la pièce de monnaie qu'elle a laissée tomber dans sa maison; il les accueille avec une miséricorde infinie quand ils reviennent à lui, comme un père dont le fils coupable, mais malheureux et enfin repentant, vient implorer l'indulgence. Qu'on ne prétende pas fermer à personne l'entrée du royaume des cieux : ceux qui en paraissent les plus éloignés ne laissent pas d’y être appelés, et, s'ils veulent y venir, Dieu se réjouira de les y recevoir.

Marra. xvur, 10. « Gardez-vous de mépriser aucun de ces petits ; car Je vous dis que leurs anges, dans les cieux, voient constamment la face de mon Père qui est dans les cieux. 12. Que vous en semble?

si un homme a cent brebis, et que l’une d'elle s’égare, ne laisse-t-1l pas lèés quatre-vingt-dix-neuf sur les montagnes, pour aller chercher celle qui est égarée? 13. Et s'il lui arrive de la trouver, je vous dis en vérité qu'il a plus de joie à son sujet que pour les quatre-vingt-dix neuf qui n'ont pas été égarées. 14. Ainsi n'est-ce pas la volonté de votre Père des cieux qu'un seul de ces petits périsse. » |

Luc, xv, 1. Cependant les publicains et les pécheurs venaient tous auprès de lui pour l'entendre; 2.

et les pharisiens etles scribes murmuraient en disant : « Cet homme reçoit les pécheurs et mange avec eux. » 3. Et il leur adressa cette parabole, disant : 4. « Quel homme parmi vous, ayant cent brebis et en perdant une, ne laisse les quatrevingt-dix-neuf dans le désert, pour s’en aller après celle qui estperdue, jusqu’à ce qu'il la retrouve ? 5. Et quand il l’a trouvée, 1l la met sur ses épaules avec joie; 6. et arrivé à la maison, il convoque les amis et les voisins, leur disant : « Réjouissez-vous avec moi, parce que J'ai

trouvé ma brebis qui était perdue. » 7. Je vous dis que de même il y aura plus de joie au ciel pour un seul pécheur qui se repent, que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n’ont pas besoin de pénitence. »

Dans les deux premières paraboles, Jésus interpelle directement ses auditeurs, en alléguant des exemples qui doivent leur être fami-

? e ne : bit at a dits.

Eu vÉ M dis tr TEA 140 LES ÉVANGILES SYNOPTIQUES

propriétaire d'un tel troupeau n’est pas un homme riche, p est en même temps son propre berger, et qu'il n'a pas de serv teur pour courir après la brebis perdue, ou pour rester, en son absence, auprès des quatre-vingt-dix-neuf?. La parabole est plus < régulièrement développée dans le troisième Évangile que dans le premier : un homme a cent brebis ; si l’une d'elles vient à s'égarer, … le berger laisse le gros du troupeau dans le désert, qui est un lieu de pâturage, et court après celle qui est perdue. Ce berger serait … plus qu'imprudent s'il devait être longtemps absent, mais on doit supposer que la poursuite dure au plus quelques heures, S'il retrouve sa brebis, il est tout heureux ?, et il la met sur ses épaules pour la ramener ; rentré chez lui, il se félicite avec ses amis et voisins de l'avoir retrouvée. Ainsi en est-il dans le ciel quand un pécheur se convertit. C'est une âme perdue qui revient. Dieu et ses anges éprouvent, à la revoir, une joie toute particulière, qu'ils ne ressentent pas à l'occasion des justes, parce que ceux-ci ne leur ont donné aucune inquiétude.

Les justes dont on parle sont les vrais serviteurs de Dieu; il n'entre pas dans l’objet de la parabole d'examiner qui ils sont ; mais, toute considération théologique mise à part, on ne peut soutenir que ces Justes aient une existence purement hypothétique, ou que Jésus ne parlerait pas de vrais Justes, et se moquerait des Justes selon la Loi, parce que ceux-ci, sans qu'ils s'en doutent, ont besoin de conversion ?. Les justes doivent être aussi réels que les pécheurs. Quand Jésus prononça cette parabole, il ne se proposait pas de formuler une théorie du salut, ni de présenter l'adhésion à sa personne comme une condition absolue de justice ; il suppose que beaucoup de ses auditeurs, Juifs exacts et de moralité sévère, peuvent être en règle avec Dieu; ce qu'il affirme, c'est que les

A CE Mr-Cvir, 95 x1x, 41:

2, JüLrcner, I, ru

3. V. 50. yaiouwv, « gaudens », est omis s dans quelques mss. latins ; ce mot, qui est dans le style de Luc (cf. xix, 6 ; Acr. vit, 39), manifeste le sentiment qui pousse le berger à prendre la brebis sur ses épaules, et il ne faut pas chercher d'autres motifs à cet acte (cf. Is. xz, 11; xzix, 22; Éz. xxxiv, 16). È L'omission peut s'expliquer par l'influence de la seconde parabole, v. 9. |

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