Meyer, Godet, Plummer, etc
pécheurs convertis par son ministère procurent au ciel une joie analogue à celle du berger retrouvant sa brebis perdue !.
Luc, xv, 8. « Ou quelle femme, ayant dix drachmes, si elle en perd une, n'allume la lampe, ne balaie la maison, et ne cherche avec soin jusqu'à ce qu'elle la trouve ? 9. Et quand elle l’a trouvée, elle convoque les amies et les voisines, disant : « Réjouissez-vous avec moi, parce que j'ai retrouvé la drachme que j'avais perdue. » 10. De même, je vous le dis, il y a de la joie parmi les anges de Dieu pour un seul pécheur qui se repent. »
Pareillement, si une femme * qui possède dix drachmes à vient à en perdre une, elle la cherche dans toute sa demeure, en ménagère
‘économe, parce que cette perte est appréciable pour elle. Cette
femme est du même monde que l’homme aux cent brebis ; elle n’est pas riche, mais elle n’est pas non plus très pauvre; elle appartient aussi à la classe moyenne, dont était la famille de Jésus #. La femme allume sa lampe, non qu'il fasse nuit, mais parce que les maisons orientales sont mal éclairées. Elle balaie sa maison, parce que la petite pièce de monnaie pourrait être enfouie dans la poussière, sur le sol battu. Elle cherche dans la maison, parce qu'elle est censée n’avoir pas emporté son argent dehors. L'hypothèse d’un vol est écartée, puisqu'une seule drachme sur dix a disparu. Quand la femme a enfin retrouvé sa drachme, elle est heureuse et fait part de sa joie à ses amies et voisines. Ainsi les anges de Dieu se réjouissent-ils quand une âme sort du péché, car une âme est chose plus précieuse qu'une petite pièce d'argent.
La joie au ciel pour la conversion des pécheurs n’a pas de signification eschatologique, le temps de la conversion ne se confondant nullement avec la fin du monde. Cette joie est attribuée au « ciel » ou aux « anges », non à Dieu même, pour ne pas prêter à Dieu un sentiment humain ?, peut-être pour éviter de le nommer. Les for-