Mr. 20 rejoint 16, sans égard à
2. Les témoignages recueillis par A. Rescx (II, 185-196) ne prouvent nullement que le v. 18 ait été ajouté après coup. Jusrix, Tryph. 100: xai yàp viov Peoë Xptorov, zatx tnv ToÙ ratpos aûrod aroxdhubdiy ériyvôvra adTôy, va TOY alnr@y aûtoù, iuwva roûtepoy xakobuevoy érwvduase [[érpov, se réfère à Mr. 17 et 18. La citation d'ÉPurem (Ev. conc. Môsinger, c. 44, p. 153) : « Beatus es Simon, et portae inferi te non vincent, id est, quod non destruetur fides », est visiblement écourtée, et témoigne d'autant moins contre la présence du v. 18 dans le Diatessaron de Tatien, qu'on lit ailleurs (p. 154) : « Tu es petra, illa petra quam erexit ut Satanas in eam offenderet »; et dans d'autres écrits du même Père (Over8eck, 352) : « les portes de l’enfer ne pourront la vaincre »; (Lamy, 1,267) « Je te donnerai les clefs des portes ». On ne peut, sans renverser les lois de la critique, voir dans des formules comme celle-ci : stepeàv rétpay Ovra ue Üeus- Àuoy Exxknstas (om. clem. XVII, 19), la première ébauche el non l'écho de Mr. 18. L’accumulation de métaphores disparates ne prouve pas que ces métaphores aient été introduites l’une après l'autre dans l'Évangile. On peut dire qu'elles ont été prises de divers côtés, non qu'elles représentent deux explications du nom de Pierre (Werwce, 135), l’une personnelle (promesse de vivre jusqu’à la parousie ?), l’autre ecclésiastique (fondement de l'Église). Il importe peu que le v. 19 semble répétition de xvinr, 18, l’un n'étant pas plus primitif que l’autre, et les deux correspondant aux préoccupations ecclésiastiques de l’'évangéliste, auquel sans doute ils sont également dus.
discours authentique de Jésus. Il n'en traduit pas moins « très réels de l'histoire évangélique et apostolique. ge}
L’ explication du nom de Pierre a été placée ici par Mat servir d'introduction aux prérogatives du prince des apôtres. : Marc!, le surnom aurait été donné à l’occasion du choix des et non auparavant, comme paraît le supposer Matthieu ?. En toute
he a
hypothèse, Matthieu n'a fait qu'amplifier la signification originelle
Fute ei,+ 4 se
du surnom qui s'était appliqué au premier des fidèles et au premier … des apôtres. Relativement au premier des fidèles, il pourrait n ‘éveli- +, ler d'autre idée que celle de la priorité dans la foi; par rapport au … premier des apôtres, le choïx des Douze ayant été simultané 3, il marque une certaine prééminence. Et quand même cette prééminence n'aurait pas été indiquée dans le nom, elle l'était dans la situation que Jésus a faite à Pierre, ét que Pierre à gardée en tête du collège apostolique. L’attitude de Paul à l'égard de Pierre, et son langage dans l'Épitre aux Galates prouvent simplement que la primauté de Simon ne se présentait pas et n'était pas considérée comme un pouvoir de domination ; mais le témoignage même de Paul atteste que Simon Pierre était le chef du service évangélique, l'homme avec lequel il fallait se concerter, sous peine de travailler en vain fi. C'est autour de Pierre que s'était reformé le collège apostolique, c’est lui qui avait eu la première apparition du Sauveur ressuscité ® ; son investiture définitive date de cette circonstance: Et n'est-il pas vrai que celui qui a cru le premier à la résurrection du Christ a posé la pierre fondamentale du christianisme ?
Les paroles solennelles de Jésus à Pierre seraient mieux dans la