‹ Les e?vangiles synoptiques / (volume 2)Chapitre 137 sur 672 · EXT LA VEUVE ET LEJUGE. LE PHARISIEN ET LE PUBLICAIN · texte numérisé non relu

EXT LA VEUVE ET LEJUGE. LE PHARISIEN ET LE PUBLICAIN

Luc, xvux, 1-14.

Autant qu'il est possible de découvrir une pensée générale, dominant les récits et les instructions contenues dans cette partie du troisième Évangile !, il semble qu’on a voulu y grouper des enseignements sur le royaume de Dieu et la façon de s’y préparer par la prière et l'humilité. La parabole de la Veuve et du juge, celle du Pharisien et du publicain, qui sont propres à Luc, rentrent facilement dans ce cadre : toutes deux renferment une leçon morale qui est mise en rapport avec la parousie et le grand jugement. Il n’en est pas moins vraisemblable que, dans sa rédaction primitive, la parabole de la Veuve et du juge faisait pendant à celle de l’Ami importun ?.

Luc, xviu, 1. Et il leur adressa une parabole touchant la nécessité où ils étaient de toujours prier, sans se lasser, 2. disant : « Il était un juge, dans une ville, qui ne craignait pas Dieu, et ne se souciait, pas des hommes; 3. et il y avait dans cette ville une veuve qui venait chez lui, disant : « Fais-moi justice de ma partie. » 4. Et il ne voulut pas durant assez longtemps. Mais, à la fin, il dit en lui-même : «Bien que je ne craigne pas Dieu, et que je ne me soucie pas des hommes, 5. néanmoins, parce que cette veuve m'importune, Je lui ferai Justice, pour qu'elle ne vienne pas, à la fin, me donner des coups. » 6. Et le Seigneur dit : « Écoutez ce que dit le juge inique ! 7. Et Dieu ne ferait pas justice à ses élus qui crient à lui nuit et jour, et il patienterait en cela ? 8. Je vous dis qu'il leur fera justice bientôt. Mais le Fils de l'homme, quandil viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ? »

La formule d'introduction, où l’on parle seulement en général de la nécessité de prier n’est pas tout à fait en rapport avec la conclu-

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