Euthymius, Theophylacte, ap. Scnanz, Lk
5. J. Werss, Lk. 562, qui allèoue la nécessité de faire dépendre uaxpobuuet de la négation o5. Mais cette nécessité ne s'impose pas. 6. Horrzmann, 396; Werrxausex, Le. 98: le premier entend ér’adroi des
adversaires, et le second, de leurs agissements.
réponse : : le Seigneur viendra bientôt !. On peut croire. ‘que LS a ren cette ÉÉn. de Ru avait en PRES
persécuteur *.
La réflexion : « Mais le Fils de l’homme, quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre? » ne doit pas s'entendre de la foi au sens paulinien#, ni de la croyance en Jésus comme Christ, mais de la vraie piété. Cette réflexion ne procède pas du sentiment qu. inspire la déclaration sur la proximité de la parousie ; elle paraît fondée sur de tristes expériences, et témoigne plutôt la crainte que le désir du grand avènement. La parousie n’est pas éloignée, mais est-on prêt, et a-t-on mérité, par une prière assidue, que Jésus arrive bientôt, comme il l’a promis ? Il semble que le retardement de la parousie soit attribué à la tiédeur des croyants, et que l'on aït voulu modérer la fièvre apocalyptique dont témoignent les remarques précédentes.
L'auteur de cet avertissement se réfère donc à ce qui a été dit non pas, du moins F
plus haut sur la nécessité de prier toujours i s exclusivement, comme on l’a supposé”, au tableau antérieur ® de 4
l'insouciance des hommes, et du jugement qui les surprendra, comme s'il s'agissait seulement d'annoncer l'incrédulité du monde. L'évangéliste aura trouvé la parabole déjà rattachée au discours sur la parousie, et pourvue de son interprétation apocalyptique ; lui-même aura atténué cette interprétation, et aura tiré du récit l'introduction générale touchant la nécessité de prier incessamment. La formule d'introduction est tout à fait dans la manière de Lue, et de ce qu'elle rencontre assez bien le sens primitif de la parabole, 1l ne * suit pas qu’elle y ait été dès l’abord annexée 7; son caractère vague, et la facilité avec laquelle on pouvait la déduire du récit traditionnel
4. Cf. AP. 1, 1; xx, 6 (à Ôet yevéoflar v réye; dans Le. xvirr, 8, v céysne peut signifier que « bientôt », non « inopinément »); vi, 10-11; xix, 2.