‹ Les e?vangiles synoptiques / (volume 2)Chapitre 145 sur 672 · JüLicxer, loc. cit · texte numérisé non relu

JüLicxer, loc. cit

3. D’après Didaché, vin, 1, et le Talmud. V. 12. Ôts ro5 safférou ne peut signifier « deux fois au sabbat », mais « deux fois par sabbat », c’est-à-dire par semaine. Cf. Mc. xvr, 9; I Cor. xvi, 2.

sage en supposant qu'il s'agit seulement des moindres produits du sol, qui ne méritent pas d’entrer en compte!. L'importance qu'il attache à ces œuvres extérieures, où il voit la plus haute manifestation de la piété, trahit l'insuffisance de son idéal religieux. JL n'éprouve pas le besoin d'exprimer un autre sentiment que celui d’une reconnaissance où entre beaucoup de satisfaction personnelle. Tout est pour le mieux si Dieu est aussi content du pharisien que le pharisien est content de lui-même.

Cependant le publicain se tenait à l'écart ?, n’osant pas même lever les yeux? au ciel, dans l'attitude d’un pécheur confus et repentant ; il se frappait la poitrine et demandait pardon au Seigneur. Rien n’oblige à supposer qu'il implorait tout haut la miséricorde divine #, et il est plus probable qu'il fait sa confession à Dieu seul. Au lieu de remercier, il supplie; il se reconnaît pécheur, mais il ne dit pas le dernier des pécheurs, ce qui serait une exagération; il implore le pardon, et non la pitié de Dieu, parce qu'il désire la la rémission de ses fautes, non le soulagement d’une [misère tempovelle. Et, sur cette humble demande, il est pardonné. Jésus déclare solennellement que, de ces deux hommes, qui retournent chez eux après leur prière, le publicain s’en va plus « justifié » que le pharisien. Les paroles du Sauveur ne sont pas à interpréter d'après une théorie dogmatique de la justification. On ne détermine pas à quel degré le pharisien se trouve au-dessous du publicain, et l’on n'attribue pas davantage au pharisien une certaine justice incomplète,

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