Cf. HorrzmanN, N T. I
considéraient comme impur. Rien n’est assurément plus loin de la pensée du Christ. Jésus apprécie le célibat, volontairement choisi par un principe de foi, comme saint Paul l’appréciera plus tard dans la première Épiître aux Corinthiens. Le mariage est un état parfaitement légitime. Pour garder la continence absolue, on a besoin d'une grâce particulière. Ceux-là seuls en sont capables à qui Dieu le donne. Mais, comme le temps est court, que la figure de ce monde passe, que le jugement approche, ce sont eux qui choisissent la meilleure part.
Le caractère paradoxal et un peu amphibologique de la sentence a peut-être déterminé Marc et Luc à l’omettre, et le premier y aurait substitué une nouvelle marque de l’inintelligence des apôtres. On doit observer cependant que Paul ne connaît aucune recommandation du Seigneur touchant la virginité !. Celle que présente Matthieu, nonobstant sa forme et son esprit tout évangéliques, pourrait donc être un produit de la tradition chrétienne, à moins que Paul ne l’ait ignorée, ce qui est possible, ou plutôt qu'il n’ait pas songé à l’alléguer comme « précepte du Seigneur », parce que, dans la réalité, ce n’est pas un précepte ni même un conseil.
IACE MT Cor: vrr, 25: