‹ Les e?vangiles synoptiques / (volume 2)Chapitre 155 sur 672 · Cf. v, 21-48 ; I · texte numérisé non relu

Cf. v, 21-48 ; I

3. Même cas que dans xv, 1-9, relativement à Mc. vu, 1-13. Pour la tournure, v. 4, oùx àvéyvute Out, cf. xx, 3, 5 (xx1, 16). Noter comment 6 zxtisas ar’ aeyñs, Th. v. 4, et àr’apyñs dE où yéyovev obtuws, v. 8, font écho à Mc. 6, àxo D aoyñs xtioews (cf. supr. p. 197, n. 3).

4. V. 10. ei oÿtus éctiv n aitia Toù à@vÜp@rov era Ts yuVaxOS, où cuupeper yauñoa. WELLHAUSEN, Mf. 6, fait remarquer l’analogie de cette reprise avec xx, 25, dont elle pourrait être imitée.

taire se trouve donc en rapport avec les additions faites par Véx géliste dansle morceau précédent. Il ne s'ensuit pas néanmoins que É la pensée concernant les trois sortes d'eunuques ait été conçue par 4 l’auteur !, ou librement développée sur un fond traditonnel. Elle offre, jusque dans la forme, le caractère des sentences les plus authentiques ; et elle se comprend mieux encore si l’on suppose qu'elle a été occasionnée par une réflexion des apôtres sur la prohibition e absolue du divorce, et que l’évangéliste a modifié légèrement cette réflexion pour la mettre en correspondance avec les changements introduits plus haut. Ce n'est donc pas tout à fait sans raison que beaucoup interprétent le mot « cause », comme si les apôtres avaient dit : « Si telle est la loi qui règle les rapports de l'homme avec la femme, mieux vaut ne pas se marier. »

Ce que les apôtres disent em se plaçant au point de vue, quelque * peu égoïste, d'une vie exempte de soucis, Jésus l’affirme dans un sens beaucoup plus relevé. Il est bien vrai qu'il vaut mieux ne pas se marier, non pour échapper au risque d'épouser une femme avec laquelle il ne soit pas agréable de passer sa vie, mais afin de pouvoir tourner toutes ses pensées, toute son activité, vers le royaume des cieux qui approche. Ceux qui font ainsi sont des eunuques spirituels et volontaires. Mais peu de gens sont capables de comprendre la haute raison d’une telle conduite, et par conséquent de la suivre ?,. A cette heure même, les apôtres ne la comprennent sans doute que difficilement, puisque le Sauveur dit en finissant : « Qui peut comprendre comprenne. * » Le mot « eunuque » doit être pris, dans les deux premiers exemples, au sens physique ; dans le troisième, au sens moral. Mais, de même que les deux premières catégories d'individus sont perpétuellement impropres au mariage, la troisième s'en abstient perpétuellement et se fait une loi de la continence, afin de se vouer sans partage aux choses éternelles.

On a voulu reconnaître dans cette déclaration l'influence de l'essénisme !; mais ceux des esséniens qui s'abstenaient du mariage le

1. Écrivant dans le même esprit que Paul, I Cor. vu, 25-40, et peut-être sous son influence.

2. V. 11. où ravrec yuwpoboty rôov Àdyoy zoërovy (c'est-à-dire : où suugipet yauïsai), aaloie Gedotat (cf. x, 11; xx, 23; I Cor. vus, 7, 17).

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