Car il est plus facile à un chameau d'entrer par le trou
d'une aiguille, qu’à un riche d'entrer dans le royaume de Dieu. » 26.
Et ceux qui l'entendaient dirent : « Et qui peut être sauvé? » 27.
Et il dit : « Ce qui est impossible aux hommes est possible à Dieu. »
« Et qui peut être sauvé ? » 27. Les regar- « Aux hommes, cela est impossible, mais non pas à
D'après Mare, lorsque cet homme est parti, Jésus regarde autour
de lui pour voir l'impression produite sur ses disciples par l'incident qui vient de se passer, et il dégage de cet incident une conclusion générale qu'il recommande à l'attention de ses auditeurs : « Combien difficilement ceux qui ont des richesses entreront-ils dans le royaume de Dieu !! » Les disciples, ne comprenant peut-être qu'à demi la raison de cette difficulté, sont étonnés. Jésus répète ce qu'il vient de dire, en l’accentuant par une comparaison hyperbolique : « Il est plus facile à un chameau de passer par le trou d’une aiguille, qu'à un riche d'entrer dans le royaume de Dieu *. » La
1. V. 23. rs dusxdkwg où ta pomuara Éyovres els tv Baouhstav zoù Deod los heüsovta. Lc. 24: eiorosetovr, change la perspective du royaume.
2. V. 25. edxonurepov éatuv xaumhov ia touualäs fapidos DueMeïv À rhoûatoy els thv Basuhetav rod Geoû etosAev. D Lit : réyerov (Téy1ov) xdunhos dx cpuuakidoé (Tpuualtac)
ce Y F hardiesse de cette image a parfois étonné les comments eurs
même au RER l'éléphant 2.
La suite semble indiquer qu'il ne faut pas raisonner sur un trait 1 de ce genre comme sur un fait positif ou un principe établi sans
figure : nonobstant les apparences, il ne s'agit pas d’une impossibilité absolue. Néamoins cette déclaration met le comble au trouble des disciples, qui s’écrient : « Qui donc sera sauvé ? » Cela ne signifie pas précisément : « Quel riche sera sauvé ?? » car les disciples ne sont pas autrement préoccupés du salut des riches. Mais ils n'ont pas besoin de raisonnement pour comprendre que l'attachement aux biens de ce monde existe chez les hommes de toutes les conditions; que le pauvre hésitera presque autant à quitter sa cabane, que le riche à quitter son palais; enfin que, si l'entrée du royaume de Dieu est à ce prix, bien peu de leurs compatriotes pourront y avoir accès.
Si la rédaction du second Évangile était homogène, on pourrait
croire qu'il s’agit seulement des riches; mais l'évangéliste parait
avoir combiné une réflexion sur la difficulté générale du salut, avec la réflexion sur la difficulté spéciale pour les riches. On s'explique ainsi plus aisément la répétition de Marc“, et l'omis-
Sagidoc dieheusetar À roots els zh Basthciay =0ù cod, et met ce v. après le w. 23: Mème combinaison dans m. 235 et quelques mss. latins. Ss. maintient le w. à sa place, mais lit, au v. 23 : « Combien il est difficile à ceux qui se confient dans leurs richesses, d'entrer dans le royaume de Dieu ! » et de même au x. 24 (avec ACD etc. et mss. lat. Vg.). La transposition du v. 25 paraît due à l'influence des deux autres Évangiles, qui ont omis Mc. 24; on peut trouver cependant que l'ordre suivi par D rend mieux compte de l’étonnement progressif des disciples (WELLHAUSEN, Me. 87); mais la formule : « ceux qui se confient dans les richesses », doit être atténuation des assertions primitives (Baur, Hilgenfeld, Wellhausen), non simple explication (B. Weiss).