‹ Les e?vangiles synoptiques / (volume 2)Chapitre 178 sur 672 · Cf. I Cor. vi, 4-10; x · texte numérisé non relu

Cf. I Cor. vi, 4-10; x

cèderont le premier rang à ceux qui, venus plus tard, auront travaillé plus qu'eux pour l'Évangile !l, tandis que ceux-ci, c’est-àdire Paul et ses pareils, deviendront premiers, et dans l'Église et dans le royaume éternel. Ainsi entendu le texte de Marc ne présente aucune obscurité. Les autres Synoptiques, qui l’ont rectifié, permettent d'en contrôler la signification et l’origine.

Luc paraît avoir abrégé le texte de Marc. Il omet la remarque sur les premiers et les derniers, soit parce qu'il l'avait déjà rapportée ?, soit parce que l'application lui en a paru défectueuse.

La réponse du Sauveur est conçue autrement dans Matthieu, où elle contient d'abord une promesse adressée aux apôtres, dont les deux autres évangélistes ne parlent pas, mais que Luc a reproduite ailleurs, d’après une autre source que Marc. Pierre et les apôtres, qui ont tout quitté pour suivre Jésus, seront associés à son triomphe. Lorsque le Fils de l’homme prendra place sur son trône royal, les Douze lui serviront d’assesseurs ; eux aussi seront assis sur douze trônes, et ils présideront avec lui la société des élus, figurée par les douze tribus d'Israël, qu'ils ont eu mission d’évangéliser. Le mot « juger ? » ne paraît pas devoir être pris dans le sens strict, mais dans le sens plus large de « gouverner, régir » *, qu'il a souvent en hébreu et dans les Septante. Le passage parallèle de Luc associe l’action de « juger » au festin messianique. Il est possible néanmoins que le rédacteur du premier Évangile ait pensé au jugement dernier”. La palingénésie ô, ou régénération, n'est pas la résurrection du Sauveur, ni la transformation morale du monde, ni l’effusion du Saint-Esprit dans l'Église depuis la Pentecôte, mais la rénovation générale introduite par le bouleversement où s'abimera le monde, en un mot la parousie.

Les anciens commentateurs s'inquiétaient du siège attribué à Judas, et qu'il n'a pas pu occuper. Luc lui-même évite de dire qu'il y aura douze trônes. Il est évident que le nombre douze est en quelque sorte sacramentel, et que la récompense des apôtres est

Cf. I Cor. xv, 9-10.

Lc. xur, 30 ; supr. p. 124.

V. 28. zpivoytes tas dudexa puläs Toù ’IocénA. Cf. AP. vit; xx1, 44. HozrTzManN, 412.

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