Pour ce qui est de la formule, cf. Dacman
royaume céleste, mais non auparavant; l'association des … cutions aux douceurs de la fraternité chrétienne ! peut sembler . piquante, elle est plutôt mal venue, et Matthieu et Luce, s'ils
l'ont déjà trouvée dans Marc, ont eu soin de ne pas la conserver. Il n'est pas jusqu'à la réflexion finale : « Beaucoup de derniers seront premiers, et de premiers derniers », si authentique en ellemême, qui n'éveille le soupçon. Interprétée selon l'esprit de Jésus, elle paraît signifier le renversement de ce qui est l’économie de la société religieuse dans le temps présent : les publicains et les pécheresses précédant les pharisiens dans la foi, et devant être au-dessus d'eux dans la gloire du royaume. Mais, si l’on admet que « les premiers » en ce monde doivent être des gens qui n’ont rien quitté pour le Christ, on en conclura que ces premiers deviendront « derniers », parce qu'ils n'auront aucune part au royaume des cieux, tandis que les derniers du temps présent, c’est-à-dire ceux qui sont devenus tels en quittant tout pour Jésus, seront «premiers », parce qu'ils parviendront seuls à la vie éternelle ?. Ni cette interprétation ni la précédente ne semblent être dans la pensée de Marc. L'évangéliste, qui, suivant une habitude maintes fois constatée, vient de montrer les disciples inintelligents devant une déclaration aussi simple que celle qui concerne l'impossibilité du salut pour les riches, semble avoir voulu faire donner à Pierre, et aux Douze, qu'il représente, une leçon qui est de conséquence pour l'Église : ce ne sont pas seulement les Douze qui ont droit à une place honorable dans le royaume des cieux, mais quiconque a renoncé à tout « pour l'Évangile “ », comme a fait Paul; ceux-là sont récompensés, dans le temps présent, par le grand nombre de frères qu'ils acquièrent, selon qu'il est arrivé à Paul, nonobstant les persécutions qu'ils rencontrent, et dont l’Apôtre a souffert plus que personne ?; ils auront certes une belle place dans le royaume céleste; et beaucoup qui se croient premiers, c'està-dire les Douze, et Pierre avant tous les autres, seront les derniers, :
otxias xai AdE APOUS uetà Dtoyuoy.
. B. Weiss, Mk.167. WVELLHAUSEN, Mc. 88.
. Cf. HozrTzmanx, 159.
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4. V. 29.£yexev éuod zal Evene 7où edayyehiou (Ss. « mon évangile »). C£. vrr, 35, " rs UNS ÿ =" , ” supr. p. 24. Mr. 29. £vexa T0ù èuod ovdwartos. Le. 29, eiveney sie Basthciac roù Geo. h]