J. Werss, Lk
LOL
fils de David, se contente de l'appeler « maître » quand il arrive près
lui. Cet indice pourrait faire soupçonner que le récit n'avait pas H:
d'abord la couleur messianique qu'ila maintenant, et que peut-être
même le rédacteur en a changé la place géographique et chronolo=
gique, mais on ne saurait l’affirmer avec une probabilité suffisante. Dans Matthieu, les deux aveugles demandent ensemble que
eurs « yeux soient ouverts » |, ce qui pourrait attester la préoceu- #% pation de les présenter comme des aveugles de naissance, quoique à
l'évangéliste dise aussi pour conclure, qui ‘ils «recouvrèrent la vue? ».
Il n'est pas question de la foicomme principe de la guérison. Jésus "4 guérit les deux aveugles en les touchant, d'après ce qui est raconté
dans Marc ? pour l’aveugle de Bethsaïde. C’est à la pitié du Christ, non à la foi de l’aveugle, que le miracle est expressément rapporté.
1. V. 33. xôçuc, va avory@otv où ogfaauot -quov. Cf. 1x, 30. Le rapport avec IL Rois, vi, 17, n’est que pour l'expression et non pour l'idée. Cf. Jx. 1x, 10, 44, 21, 26, 30, 32. Sc. ajoute à la prière des aveugles : «et que nous te voyions ». Lat. c. lit à la fin du v. 33: « Quibus dixit Jesus : Creditis posse me hoc facere ? Qui responderunt ei : Ita, Domine. » Importé de 1x, 28.