Cf. Mr. vu, 7-11 (Le. x1, 5-13) ; I
2. Ce début est garanti par Mr. xvur, 20, et Lc. xvui, 6; il semble réclamé pour le bon équilibre de la sentence. Sur le grain de sénevé, ef, Mc. xv, 31. Dans Mc. 22, D (Ss. N, etc.) lit : ei 2ysze. Cf. Mr. 28 (xvir, 20), 2xvéymre.
3. Mr. xvur, 20. locïre r@ Oger roûtuw ‘uerdGa Evlev ixei, nat ueraGfosræ. On a vu plus haut (p.58) par quel artifice Matthieu applique aux disciples le manque de foi dont le père de l’épileptique souhaitait d’être excusé, et s’en sert pour amener la leçon de la foi. Noter, dans xxr, 21, la combinaison un peu scolastique du figuier avec la montagne ; ëàv £ynre riortv est une correction de Mc. 22, ëyete ziotty 0c05, sous l'influence de Mt. xvir, 20, éxv Épnte Tiorty ds x0420Y oivdremx; apünt: xat Bhrünze is Tv Oxhassay est pris textuellement de Mc. 23.
dé 5; br, ae c. is.
et cela arriverait. » Vu sa teneur, cette parole a été plutôt dite au
bord du lac de Tibériade qu'à Jérusalem. Mais Luc a remplacé la montagne par un sycomore !, et cette substitution parait accuser ‘influence de Marc ?, où la parole sur la montagne transportée se rattache à une histoire de figuier desséché. Luc a pu trouver trop violente l'image de la montagne, mais ce doit être le second Évangile qui lui a suggéré l’idée de l'arbre. D'autre part l'introduction tout artificielle et abrupte qu'il a ménagée à cette leçon, la demande des apôtres : « Augmente-nous la foi » *, accuserait une influence combinée de Marc et de Matthieu sur le troisième Évangile, cette demande faisant écho à la prière que le père de l'épileptique adresse à Jésus ‘, dans Marc : « Je crois, viens en aide à mon incrédulité », tandis que le rapport de cette prière avec la leçon de la foi, s'établit surtout par Matthieu qui l'a mise à la fin du récit concernant l’épileptique. Si done Luc a connu la sentence séparée, 1l paraît l’avoir connue aussi dans le contexte que lui donne Matthieu après l'affaire de l’épileptique, et dans le contexte que lui donne Marc après l'affaire du figuier.
Marc lui-même l’a-t-il puisée dans la tradition orale?1il est permis d'en douter. Matthieu ? a présenté ensemble une série de sentences sur le scandale, l'efficacité de la prière en commun, le pardon des injures. Luc © paraît avoir connu une série analogue. dont 1l retient ce qui concerne le scandale, le pardon des injures, la puissance de la foi. Marc doit avoir connu aussi la source commune de Matthieu
4. V. 6. et Tf suxauvw Tadtn" 222w0nct za! ouretbnzt &v +9 Üaxk25on (images peu naturelles et qui attestent la substitution opérée par l'évangéliste).