Cf. vis, 21 ; I, 640. Jüzrcner, Il
-3. xxr, #1. Cette remarque rend inutile l'hypothèse, loute gratuite, de l'interpolation de Xéyousiv* 0 rpüros, Où 6 Üsteoos. Mais on pourrait supposer que, dans la source, Jésus disait : « Qui des deux est le meilleur » ou « a fait
pe) dv
ce qu'il devait ? N'est-ce pas le premier ? En vérité, je vous dis » etc. Ex 4. V.31. rooyouaiv.…. ets tv Basthciay (non ëv rtf Basthcia, car on n'y est pas se encore) toù Ücoù (un des rares cas où Matthieu ne dit pas : royaume des ns cieux). $- 5. xix, 30. Cf. supr. p. 220 6. V. 32. èv 60@ dixatooûvns. Cf. Prov. var, 20 ; xu, 28 ; II Pier. 1, 21 ; Mr. xx pe + te
sai Es
prêchant la justice, la vérité du royaume prochain, et le salut par le
moyen d’un repentir sincère. L'expression pourrait avoir été choisie par l'évangéliste !, qui verrait en Jean un précurseur et un prophète de la justice chrétienne. Tandis que les principaux Juifs n’ont pas cru en lui, c’est-à-dire à son message, semblables en cela au fils qui n'’alla pas à la vigne, les publicains et les pécheresses ont cru, dociles comme le fils qui exécuta l’ordre de son père. Mais le rapport des chefs et celui des pécheurs avec Jean ne correspondent pas à la conduite des deux fils envers leur père ?; ils n’ont pas présenté de contradiction entre une première apparence et une réalité ultérieure. Ce sont les pécheurs de la sentence précédente qui ont amené la remarque touchant les rapports avec Jean, comme c’est la mention du Baptiste qui a dù occasionner l'insertion de la parabole, avec la sentence et la remarque, après la question de Jésus sur la mission du Précurseur. Il est probable que le tout, dans la source, figurait parmi les propos relatifs à Jean, dont la majeure partie a été reproduite plus haut *. En tout cas, la remarque a dû exister d’abord indépendamment de la parabole, et c’est pour l’accommoder son contexte actuel que l’on a écrit cette réflexion
‘assez froide : « et vous, voyant » la foi des pécheurs, « vous n’avez
pas eu regret ensuite », comme le premier fils de la parabole, « de façon à croire à » Jean ‘. Peut-être est-ce pour le même motif que
16. Il ne s’agit pas de venir sur le chemin, mais de se présenter avec la voie « la méthode » de la justice. WezLnAusen, Mt. 108.
1. Cf. ur, 15; v, 20. L'idée de la justice selon la Loi (Horrzmanw, 273) peut être conforme à l’histoire, mais ne va pas bien avec le contexte.
MOUCHE, lE382:
3. x1, 2-19 (Lo. vir, 18-35); [, 665-679. L’objection tirée de ce que la parabole n'a aucun rapport avec Jean (Jüzicmer, Il, 383) n’est pas décisive; car il ne s’agit point ici de l’occasion historique de la parabole, ni même de sa place dans le recueil primitif des sentences évangéliques, mais d’une combinaison rédactionnelle antérieure à Matthieu et Luc.
4. V. 32. bueïs DÈ tddvres où (B, oùdè) uereushnünte Üotepoy vod rioreüoat atr&. D, Ss., deux mss. lat. omettent la négation devant uezeuelnünre, et les mss. latins lisent : « quod non credidistis ». Ces variantes, quirésultent peut-être de distractions et d'inintelligence du texte, ou d'accommodation à la parabole précédente, ne donnent aucun sens satisfaisant ; car il est également absurde d'admettre que les chefs des Juifs auraient commencé par croire à Jean, ou qu'ils auraient regretté ensuite de n’avoir pas cru. Cf. WeLLHAUSEN, M4. 108.
>. ch Âg ES + FAEVE Fer
74 dE. LL LES ÉVANGILES SYNOPTIQUES =
Matthieu parle de foi !, au lieu que Luc, pire nature | de baptême. À
L'économie de la parabole à été altérée dans un certain 1 de témoins. La plupart ? mentionnent d'abord le fils qui obéit a résistance ; quelques-uns # mettent au premier rang celui qui désobéit après avoir protesté de son obéissance, et cette divergence … se complique dans la réponse des auditeurs, où quelques témoins de la première catégorie { désignent « le dernier » fils, c'est- … à-dire celui qui, d'après ces témoins, a été réellement désobéissant, comme ayant accompli la volonté du père, tandis que les autres mettent aussi « le dernier », conformément à la logique de leur récit. Il est évident que ces variantes proviennent d’interprétations allégoriques de la parabole ; mais la leçon primitive ne laisse pas d'être facile à reconnaitre ?.
Ceux qui placent au-dessus de tout l'autorité du manuserit Vatican observent qu'il est plus naturel de mettre d’abord en scène le fils qui répond oui, et que la transposition, dans la majorité des témoins, s'explique par le fait que celui qui dit non se trouve en comparaison avec les publicains et les prostituées, dont Jésus affirme qu'ils précèdent les pharisiens dans le royaume de Dieu : on aura voulu mettre leur pendant au premier rang dans la parabole, et l’on aura substitué « le premier » « au dernier » dans la conclusion; si cette leçon était primitive, il faudrait supposer que les témoins qui mentionnent d'abord le fils qui dit oui ont vu dans celui-ci le type du judaïsme incrédule, et dans le fils qui dit non le type des Gentils qui ont cru; or cette interprétation est contredite par le contexte.
Mais il est d’abord significatif que les témoins qui ont le « dernier » dans la conclusion de la parabole ne l’entendent pas du même individu, et ne se servent pas du même terme ?; ils corrigent par conjecture un texte qui ne leur convient pas. On suppose à tort qu'un oui convient mieux au début du récit. L'économie de la parabole réclame, au contraire, que l’on commence par un non ; si le père
. Pour rattacher le v. 32 au v. 25.
. NCDL, Ss. Sc. Ve. etc.
. Le plus notable est B.
D, Ss. mss. lat.
. CF. Jüzrcner, Il, 376-381.
. B, 257epos ; D, Ecyaros ; mss. lat. « novissimus ».
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avait voulu euvoyer ses deux fils à la vigne, il les aurait appelés tous les deux ensemble ; il est censé n'avoir besoin que du travail d’un seul, et il s'adresse au second parce qu'il a été rebuté par le premier ; s’il avait obtenu un oui pour commencer, 1l serait resté tranquille sur cette assurance; l’histoire a la plus mauvaise tournure s'il faut supposer que le père, ayant reçu un oui, s’aperçoit ensuite que son fils n’est pas parti, s'adresse à l’autre, reçoit un non, et reste au dépourvu jusqu'à ce que le second change d'avis. Une seule hypothèse rend le récit intelligible : le père reçoit d'abord un non,et va chercher un oui qui le met en repos; il ignore provisoirement ce qu'ont fait ses deux fils, et si son ordre a été exécuté par celui qui l’avait rejeté d’abord, non par l’autre; quand il sera instruit, il appréciera la conduite de ses fils comme tous ceux qui entendent cette histoire: mais le récit ne va pas jusque-là, parce que la morale en est acquise auparavant. La correspondance du fils qui dit non et obéit ensuite, avec les pécheurs qui arrivent les premiers au royaume, est toute naturelle, et rien n’oblige à supposer qu'elle aurait été créée par une manipulation arbitraire du texte. Pour rendre compte de la transposition, il n’est pas nécessaire d'imaginer une explication allégorique non contredite par le contexte, vu que les anciens interprètes n'y regardaiené pas de si près; beaucoup d’entre eux ont vu dans le fils qui va à la vigne le type des Gentils, dans le fils qui n’y va pas le type des Juifs. La transposition pourrait donc avoir été occasionnée par ce motif. D'autres hypothèses sont admissibles. Les témoins fort anciens qui nomment d’abord le fils qui dit non, et qui font déclarer par les Juifs que le fils obéissant est celui qui a dit oui, ont voulu que les Juifs avouassent publiquement leur hypocrisie. Cette combinaison nest point primitive, et elle a quelque chose de mesquin; quand même on voudrait que les pharisiens eussent dit faux tout exprès pour prévenir les conclusions que Jésus aurait tirées du vrai, l'erreur et l’immoralité de la réponse devraient être relevées par le Christ, qui cependant fait l'application de la parabole comme si on l'avait bien entendue. Mais cette bizarrerie, une fois introduite dans le texte, provoquait une correction, et cette correction a pu être faite en mettant le fils qui dit non après celui qui dit oui, de façon que la réponse des Juifs : « c’est le dernier », demeurât vraie !.
1. Jüvrcner, I, 378. Cf. WezrnAUSsEN, Mt. 106, qui explique ainsi la leçon de B, mais en tenant pour authentique celle de D, Ss. etc.
Marc, xn, 1. Et il se mit à leur parler en paraboles : « Un homme planta une vigne et l’entoura d'une clôture, il creusa une cuve, bâ- Ut une tour; il la loua à des vignerons, et s’en alla en pays étranger.
2, Et il envoya vers les vignerons, dans la saison, un serviteur, pour qu'il reçût des vignerons (une part) des fruits de la vigne. 3.
Et s'étant saisis de lui, battirent et le renvoyèrent à vide. 4.
Et derechef il envoya vers eux un autre serviteur, et ils le frappèrent à la tête et l'outragèrent ; 5. et il en
ils le
envoya un autre, et ils le tuèrent ; et plusieurs encore, dont il battirent les uns et tuèrent les autres. 6. Il avait encore un fils, qu'il aimait ; il l'envoya lederhier vers eux, disant :
« Ils auront des égards pour mon fils. » 7. Mais ces vignerons se dirent entre eux : « C’est l’héritier. Allons, tuons-le, et l'héritage sera pour 8. Et s'étant saisis de
nous. »
lui, ils le tuèrent et le jetèrent hors de la vigne. 9. Que fera le maître de la
MaTTH. ‘xxI, |: 33.
« Écoutez une autre parabole. Il y avait un chef de maison qui planta une vigne; ü…l l’'entoura d'une clôture, il y creusa un pressoir, il y bâtit tour, il la loua à des vignerons, et s’en alla en pays étranger. 34.
Et quand la saison des fruits approcha, il envoya ses serviteurs vers les
une
vignerons, pour recevoir ses fruits. 39. Et s'étant saisis de ses serviteurs, ils battirent celui-ci, tuèrent celuilà, et en lapidèrent un autre. 36. Derechef il envoya d'autres serviteurs plus nombreux que les premiers, et ils les traitèrent de même.
37. Et enfin il envoya vers eux son fils, disant : « Ils auront des égards pour mon fils. »
38. Mais les vignerons, voyant le fils, se dirent entre eux : « C'est l'héritier. Allons, tuons-le, etnousaurons son héritage. » 39. Et s'étant saisis de lui, ils le jetèrent hors de la vigne et le tuèrent,. 40.
Lors donc que le maître de la vigne que fera-t-il à ces vignerons? » 41. Ils lui
viendra,
Fee mit à dire au cette parabole homme planta vigne, il la loua à des vignerons, el il s'en alla en pays étranger pour un long temps. 10. Et dans la saison, il envoya vers les vignerons un serviteur, pour qu'il lui donnassent du fruit de la vigne. Mais les vignerons, après l'avoir battu, le renvoyèrent à vide. 11. Et il envoya encore un autre serviteur; et l'ayant aussi battu et outragé, ils le renvoyèrent à vide. 12.
Et il en envoya encore un troisième, et, après avoir blessé aussi celuilà, ils lechassèrent. 13.
Etle maître de la vigne dit : « Que ferai-je ?
J'enverrai mon fils bienaimé ; peut-être aurontils des égards pour lui. » 14. Et en le voyant, les vignerons, délibérerent entre eux, disant : « C’est l'héritier. Tuons-le, pour que l'héritage soit à nous. » 15. Et le jetant hors de la vigne, ils le tuèrent. Que leur fera donc le maître de la vigne? 16. Il viendra et fera périr ces vignerons, et il donnera la
peuple
une
vigne? Il viendra et fera périr les vignerons, et il donnera la vigne à d’autres. 10. N'avezvous pas lu cette Écriture : « La pierre qu'ont rejetée ceux qui bâtissaient est devenue
la pierre d'angle. 11.
Elle l'est devenue par la volonté du Seigneur, et elle est admirable à nos yeux ? »
dirent : « Il fera périr misérablement ces misérables, et il louera sa vigne à d'autres vignerons, qui lui remettront les fruits en leur saison. » 42. Jésus leur
dit : « N'avez-vous jamais lu dans les Ecritures : « La pierre
qu'ont rejetée ceux qui bâtissaient est devenue la pierre d'angle; elle
vigne à d'autres. » Et entendant cela, ils dirent : « A Dieu ne plaise ! » 17. Et lui, les regardant, dit : « Que signifie donc cette Écriture : « La pierre qu'ont rejetée ceux qui bâtissaient est devenue la pierre d'angle? 18.
Quiconque tombera sur cette pierre sera brisé, et celui sur qui elle
l'est devenue par la tombera, elle l'écrasevolonté du Seigneur, et ra. »
__elle est admirable à nos yeux? » 43. en produira les fruits. 44. [Et celui
C'est pourquoi je vous dis que le qui tombera sur cette pierre sera royaume de Dieu vous sera ôté, et brisé ; et celui sur qui elle tombera, qu'il sera donné à un peuple qui elle l'écrasera.] »
L'entrée en matière varie dans les trois relations. Marc annonce l’apologue en disant que le Sauveur, après avoir réduit au silence les membres du sanhédrin, « se mit à leur parler en paraboles ! ». La transition est artificielle, et sert à introduire un morceau qui n'est pas en rapport avec la circonstance : la question des sanhédristes était naturelle ; la réponse que Jésus leur a faite l'était aussi ; mais ni cette question ni cette réponse ne justifient une prédication
annonçant que le Christ sera tué par les Juifs : après l'échange de
propos que Marc vient de raconter, il n y a place que pour la sépa-
ration des interlocuteurs. La formule « en paraboles » équivaut à
« paraboliquement », et ne se réfère en aucune façon à plusieurs paraboles que Jésus aurait prononcées en cette circonstance, comme si Marc visait les trois paraboles de Matthieu. Mais la locution de Marc a pu suggérer à Matthieu l’idée d'ajouter d'autres paraboles à celle du second Évangile. Ayant inséré auparavant la parabole des Deux fils, Matthieu se contente d'annoncer un second morceau ? :
4. V. 1. ai fpEato adroïs èv rapaBohaïs Aukeïy (Cf. 111, 23; rv, 2). Ss. omet &UTOÏc.
2, Mais dans xxni, 1, il s’exprimera comme Mc. x, 1.
A. Lorsx, — Les Évangiles synoptiques, Il. 20
peuple !, bien qu'il suppose les prêtres présents ; il aura pensé, ax raison, que Jésus, qui vient d'opposer un refus net à leur questic ne s'est pas mis aussitôt à leur faire un discours. On ne peut donc voir ? dans ce détail l'indice d’une source particulière.
Un homme avait planté une vigne. Marc et Matthieu décrivent,
d’après Isaïe *, les soins que le propriétaire en avait pris, l'entou-
rant d'une haie, la pourvoyant d’un pressoir et d’une tour de garde pour le temps de la vendange. Ces traits marquent, dès le début, le caractère allégorique de la parabole. Jésus n'a pas accoutumé de puiser ainsi dans l'Ancien Testament la matière de ses récits. Les
évangélistes, comme le prophète, entendent d'Israël ce qui est dit. de la vigne, et le propriétaire est Dieu même. La haie, la cuve, la
tour signifient en général ce que le Seigneur a fait pour son peuple. C'est peut-être la difficulté d'y trouver un sens allégorique spécial, qui en a déterminé l'omission dans Luc, à moins que l'évangéliste n'ait jugé ces traits superflus, puisque ce n'est pas la vigne ici qui trompe son maître, mais les vignerons #, dont Isaïe ne parlait pas. Mais cette amélioration dans l’équilibre du récit ne prouve pas que la description de Luc soit primitive relativement à celle de Mare et de Matthieu. L'idée de la vigne et de ses fruits vient d’Isaïe: pour la facilité de l'application, l'Évangile suppose que les fruits n'arrivent pas au propriétaire par la faute des vignerons, en sorte que ce sont ceux-ci qui représentent le peuple, et que la vigne devient la religion fondée par Dieu en Israël.
Le maître s'absente ? et met sa vigne en location. Trait bizarre et. qui le paraïtra davantage encore dans la suite, Un homme qui plante
- lui-même sa vigne n'est pas un seigneur qui peut faire de lointains
voyages ; et supposé qu'il loue sa vigne, en partant pour l'Egypte,
1. Sa dépendance à l'égard de Mc. 1 ne laisse pas d’être sensible, w. 9 : foËaro DÈ reôs tov Aadv (Ss. « à eux ») kiyew Tv zapafoknv sadrnv. Luc suit Mare en le corrigeant. D, Eksyev dë nv x. +.