Non seulement Mc. 1v, 13-20, mais 1v
négoce ; 6. et les autres, s'emparant de ses serviteurs, les outragèrent et les tuèrent. 7. Et le roi fut irrité, et, envoyant ses armées, il fit périr ces meurtriers et il brûla leur ville. 8. Alors il dit à ses serviteurs :
« Le festin est prêt ; mais les invités n’en étaient pas dignes. 9. Allez donc dans les carrefours, et appelez au festin tous ceux que vous trouverez. » 10. Ets'en allant par les rues, ces serviteurs rassemblèrent tous ceux qu'ils trouvèrent, bons et mauvais, et la salle du festin se remplit de convives. 11. Et le roi, étant venu pour voir ceux qui étaient à table, aperçut là un homme qui ne portait pas de vêtement nuptial. 12.
essayer; je te prie de me tenir pour excusé. » 20. Etun autre dit : « J'ai pris femme, et ainsi Je ne puis vemir.» 21. Et le serviteur, étant revenu, rapporta cela à son maitre.
Alors, irrité. le maître dela maison dit à son serviteur : « Va vite dans les places et les rues de la ville, et amène ici les pauvres, les estropiés, les aveugles et les boiteux. » 22. Et le serviteur dit: « Seigneur, il a été fait comme tu l’as ordonné, et il y a encore de la place.» 23. Et le maitre dit au serviteur : « Va sur les chemins et le long des haies, et force (les gens) d'entrer, afin que ma maison soit remplie. 24. Car je vous dis que pas un de ces hommes
Et il lui dit : « Ami, comment es-tu (qui étaient) invités ne goûtera de entré ici sans avoir de vêtement mon souper.»
nuptial?» Et il garda le silence. 13. Alors le roi dit aux servants : « Liezlui les pieds et les mains, et jetez-le dans les ténèbres extérieures. Là, il y aura les pleurs et le grincement de dents. 14. Car beaucoup sont appelés, mais peu sont élus. »
Nonobstant la différence du cadre et du développement, il n'est pas douteux que l’on ait dans Matthieu et dans Luc la même parabole !. Les évangélistes ont choisi eux-mêmes le contexte qu'ils lui ont donné; et les divergences de la narration sont en rapport avec le commentaire allégorique que chacun d’eux, ou la tradition dont il peut dépendre ont introduit dans ce récit primitif.
Après la parabole des Vignerons, Matthieu a inséré, comme les
1. « Uno verbo omnia argumenta contraria solvi possunt, evangelistas, cum non solum eamdem parabolam, sed cum eamdemetiam narrent historiam, nec omnia narrare, nec eisdem verbis, sed eadem sententia uti solere. Quod et hoc loco accidisse credendum est. » Quant à la différence du contexte : « Probabilius... est... Matthaeum... rem propterea in hunc locum distulisse, quia praecedenti parabolae affinis erat, et non fuit illi curae historiam, ut gesta eral, texere, sed Christi doctrinam exponere, ideoque ea quae similem hahebant significationem atque doctrinam eodem loco posuit. » MarLponar, I, 443.
A. Loisx. — Les Évangiles synoptiques, Il. 21
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deux autres Synoptiques, une notice qui exclut la continuat 16 l'entretien avec les mêmes personnes. Il n’en poursuit pas moins « Et Jésus, reprenant, leur parla de nouveau en paraboles », + en sorte que la parabole du Festin se présente presque comme une réponse aux machinations que font les sanhédristes pour perdre le Sauveur. La transition est ménagée pour amener une parabole que l'évangéliste n'a pas su mieux placer, et qui, au sens qu'il lui prête, fait double emploi avec la précédente ; mais l’analogie du sujet a déterminé le rapprochement, l’évangéliste ayant trouvé aussi dans le Festin le châtiment d'Israël qui est annoncé dans les Vignerons.
La combinaison du troisième Évangile n'est pas moins arbitraire : comme il s'agissait de festin, Luc a mis la parabole dans un repas que Jésus est censé avoir accepté chez un pharisien?, en un point quelconque du chemin entre la Galilée et Jérusalem. La parabole, n'est pas du tout un propos de table *, et convient mieux dans un discours public, ainsi que Matthieu l’a pensé. Il paraît évident que la source commune des deux Évangiles n’a contenu d’abord que la parabole: l'encadrement actuel vient de rédacteurs secondaires #. Mais la parabole même a été retouchée et complétée.
Dans Luc, il s'agit d'un riche particulier’ qui donne un repas à des gens de son monde : à grand festin beaucoup d'invités. Dans Matthieu, l'homme qui invite est un roif, et le festin qu'il donne est pour les noces de son fils: on ne parlera plus ensuite ni des noces ni du fils, qui sont des compléments allégoriques ; l'évangéliste a vu dans le repas le festin messianique; l'époux est Jésus 7, le Christ; celui qui donne le festin est Dieu. le « roi » du monde.
1. V. 1. xai arozpuletc 6 ’Incoës rai eïxev èv uasafolaïc (cf. Mc. xu, 1, supr.
pP. 305, n. 1) adroïs ksywv.