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ce
du second. Qu'on l'observe sans y attacher nt de qu'il n'en a, et que l’on s'applique surtout au devoir essentiel, qui est le devoir religieux et moral. Jésus accentue beaucoup moins
la légitimité de la puissance politique et du tribut, que l'insignifiance « de ces choses par rapport au royaume des cieux. Il est sous-. entendu que le royaume ne doit pas s'établir par la violence, par la révolte contre l’ordre établi ; en attendant qu'il vienne, on doit payer à César la redevance qui atteste sa domination, et il serait insensé de croire qu'il y a un intérêt de Dieu et de son règne à ce
qu'on rejette une obligation de ce genre. Qu'on estime ces choses
de la terre selon le peu qu’elles valent, et qu'on s’acquitte de ces devoirs selon qu'ils sont de nécessité; mais que l’on sache surtout +3
que le principal est ailleurs, dans " fidélité au Père céleste. On fausserait la pensée de Jésus si l'on supposait que la dette à César
est dans le même plan, qu’elle a le même caractère absolu et définitif que le devoir envers Dieu ï. Rien n’était plus loin de sa
pensée que d'établir un principe d'après lequel on délimitérait
exactement le domaine de Dieu et celui de César ?.
Tout étonnés d'une réponse qu'ils n'avaient point prévue, et qui contenait des vérités nouvelles pour eux, les questionneurs se tiennent pour battus, et se gardent bien d'engager une discussion ?. Matthieu, par réminiscence de la conclusion du précédent récit dans
Marc, dit qu'ils s'en allèrent *, et Luc, pour constater expressément.
leur insuccès, dit qu'ils furent réduits au silence ?.
Cf. Hozrzmanx, NT. I, 226-227
Cf. \WELLHAUSsEN, Me. 101.
Mc. zai 2E:0aduatoy ir'adr®. On s'étonne « de lui », à raison de sa réponse. V. 22. xai axobsavres Eaduasav, xx àpëvres xdtov array. Combinaison de
Mc. 12 et 17 ; supr. p. 315, n. 1.