‹ Les e?vangiles synoptiques / (volume 2)Chapitre 284 sur 672 · Mr. vi · texte numérisé non relu

Mr. vi

2. Cette introduction est de la même main que Me. 1v, 2; I, 732.

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puisque, touten mentionnant, d'après Marc!, la présence de la foule, il fait parler Jésus à ses disciples seulement. Mais il est remarquable que Matthieu fait adresser le discours à la foule et aux disciples ?. Serait-ce que la source aurait fait mention de ces derniers ? Rien n'est moins probable. Le discours, dans l'ensemble, ne concerne pas les disciples. On peut le supposer prononcé devant le peuple, mais de façon à viser les pharisiens présents, et la source, si elle contenait une indication touchant l'auditoire, ne devait signaler que les scribes et les pharisiens ; une telle indication n'avait d’ailleurs pas grande utilité. La mention du peuple dans Matthieu vient donc aussi de Marc; quant à celle des disciples, elle n’est pas suggérée par le second Évangile, mais elle résulte de ce que le rédacteur a voulu tourner le discours contre les pharisiens en instruction pour les disciples, c'est-à-dire pour ses propres lecteurs. en y introduisant certains développements analogues à ceux qu'on trouve dans quelques parties du discours sur la montagne. Pour un grand discours 1l veut un grand auditoire, en rapport avec l'importance de l'instruction. Si la rencontre de Luce avec Matthieu n’est pas fortuite, et, le cas n'étant pas isolé, elle a chance de n'être pas accidentelle, on pourrait y voir une trace de l'influence exercée par le premier Évangile sur le troisième.

La formule de transition qui amène, dans Lue, le discours contre les pharisiens # : « Et pendant qu'il parlait », supposerait, si on la prenait à la lettre, un lien très étroit entre ce discours et celui où Jésus déclare ne vouloir pas donner d'autre signe que celui de Jonas. Mais la combinaison est purement didactique et rédactionnelle. Il n'est d’ailleurs pas permis d'entendre le texte comme s'il signifiait : « Pendant qu'il prononçait un discours quelconque, en un lieu inconnu, un pharisien l'invita » “. La relation est très précise, mais sans objet réel. Quant à la mise en scène, il n’est pas nécessaire de prouver que la série de malédictions contre les scribes et les pharisiens n’a pas été débitée dans une chambre, auprès d’une table, en dinant. La liberté des mœurs orientales n'a rien à

1. Le. xx, 45, 4x05ovz0c Dè zav=5s 703 A0, fait écho à ce qui est dit Mc. 37, des dispositions favorables de la foule.

2. V. 1. sô7e 0 ’Inooës EktAnosv roïc 0yXots at rois uafnraïs avros.

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