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temple appelée « cour des femmes », treize troncs les dons en argent qui servaient à couvrir les frais du cu probablement devant un de ces troncs, que Jésus s'ét regardant passer ceux qui apportaient leur offrande. Il y ava riches ie y versaient des sommes relativement considérables. U pauvre ? veuve, s “approchant, y mit deux petites pièces qui valaient Her un quart d'as*, à peine deux centimes. Jésus fait observer à ses 4 D. disciples que cette femme a donné plus que tous les autres, parce 5 qu'elle a donné de son nécessaire, ce dont elle avait besoin ns à vivre, tandis que les autres ont donné seulement une partie de leur … superflu. La pauvre veuve avait deux petites pièces de monnaie ;. Fa ES elle aurait pu en garder une“, mais elle a donné tout.ce qu'elle 73 avait‘. Sans blâmer les riches, Jésus ne loue que la veuve, parce F. qu'elle seule fait preuve d’une véritable générosité. On voit que, ù 4 dans la pensée des évangélistes, les riches dont on parle iei se con-
fondent plus ou moins avec les pharisiens. 2
1. Cf. B. Werss, loc. cil. RO 2. D, mss. lat. omettent rtwyr, au v. 42. ee 3. V. 42. Xerta dUo, 0 Eotiv xododvrns. Le quadrans esL un quart d’as, et l'as valait de six à sept centimes. + 4. Remarque de Bengel, ap. B. Weiss, loc. cit. 11 5. Mc. 44. révrecs yàp (Le. odrot) èx toù resiscedovros aûroïs EBakov (Lo. ec rà DGpæ), aütn Où êx ris botnodoeuws (Le. ëx to5 bornpjuatoc) aitie révra Üon ElyEv BE, C\OV tôv Blov adtAs (Le. révra tôv Biov üv eïyey ÉBakev). Ss. omet 6. =. £. a. dans Mc. 44.
Marc, x. Marru. xxiv-xxv. Luc, xxt, 5-38 ; xvir, 20-37, 7-10; MAPS DO EXT 2 XIXe 1-0 1:
Le grand discours sur la fin du monde, que les commentateurs modernes ont appelé avec raison l'apocalypse synoptique, est loin d'être une composition homogène et entièrement originale. On y discerne sans trop de peine une petite apocalypse !, que le rédacteur du second Évangile a dû trouver toutecomposée, qu’il a pourvue d'une introduction historique, en la rattachant à une parole du Christ sur le temple, et qu'il a complétée au moyen d'emprunts faits à des discours du Sauveur, qui étaient également fixés par écril. Que le document fondamental, la petite apocalypse, ait appartenu d’abord à la même source que ces discours, et qu’elle soit même d’origine chrétienne ?, rien ne paraît moins certain. On verra que, par son caractère et son contenu, ce document diffère des instructions les plus authentiques de Jésus sur le même sujet. Il n’est pas étonnant que les évangélistes aient tenu à produire en cet endroit un discours de portée générale concernant l'avenir de l'Évangile et du monde. Pour montrer la signification et l'importance essentielles de la vie de Jésus, pour corriger par anticipation l'horreur de sa mort, comme la résurrection l’atténue après coup, il convenait, avant de raconter la passion, de faire valoir des enseignements que le Christ aurait donnés à ses disciples touchant son propre avenir, le leur et celui de son œuvre. En ce sens, il est permis de dire qu'on ne conçoit pas plus un Évangile synoptique sans le discours sur la parousie, qu’on ne conçoit l'Évangile johannique sans le discours après la cène. Mais l'effet de perspective a été voulu dans les Synoptiques, aussi bien que dans le quatrième Évangile, et n'est pas une expression directe de la réalité.
1. Représentée par Mc. xur, 6 (ou 7)-8, 14-20, 24-31, et parallèles. 2. Hozrzmann, 96.
au discours sur la parousie. Cette parabole, qui était déjà une apocalypse, aura été trouvée insuffisante; le rédacteur aura voulu se pourvoir d'une instruction plus considérable, et il l’aura lui-même compilée avec les matériaux qu'il avait à sa disposition. Matthieu a fait de même, en utilisant Marc, et en élargissant le cadre que celui-ci lui avait préparé. Suivant le procédé qui lui est ordinaire, il a construit une sorte de somme apocalyptique, en faisant entrer dans ce dernier discours des éléments qui en ont été primitivement distincts, et que l’on retrouve ailleurs dans Luc. Celui-ci, au contraire, a gardé séparés les matériaux que Matthieu a voulu réunir. Matthieu et Luc dépendent de Marc; mais ils ont corrigé, d'euxmêmes ou d'après les sources, maint détail, soit de la mise en scène, soit du discours que leur a fournis le second Évangile.
MARG Te t IPIt Marru. xxiv, 1. Et Luc, xx
comme il sortait du Jésus étant sorti, s'en quelques-uns disant du
temple, un de ses disci- allait du temple, et ses temple qu'il était orné plesluidit:«Maître,re- disciples s'approchè- de belles pierres et de garde quelles pierres et rent pour lui montrer dons, il dit : "6. « Ge quels bâtiments!» 2, Et lesbâlimentsdutemple. que vous vovyez-là, il Jésus lui dit : « Tuvois 2. Et lui, répondant, viendra des jours où il ces grands bâtiments ? leur dit : « Voyez-vous n'en restera pas üici Il n'en restera pas tout cela? Je vous le pierre sur pierre quine pierre sur pierre qui dis en vérité, il ne res- soit renversée. » ne soit renversée. » tera pas ici pierre sur
pierre qui ne soit ren-
versée. »
Dans les trois Évangiles, le discours est amené par une observation que l’on adresse à Jésus touchant les constructions du temple. Cet édifice, tel que l'avaient fait les grands travaux entrepris par Hérode, occupait une vaste étendue de terrain et offrait aux regards un imposant spectacle. Le temple proprement dit, qui avait conservé la distribution sinon les proportions modestes des sanctuaires bâtis par Salomon et par Zorobabel, était entouré d’autres constructions fort luxueuses, avec des cours, des portiques, des terrasses, un mur d'enceinte. Le marbre et l'or n'avaient pas été épargnés dans l'ornementation. On y montrait de splendides ex-voto, auxquels Lue a voulu faire allusion.
Selon Marc !, comme Jésus sortait du temple, après l'incident de la veuve au liard, un des disciples aurait attiré son attention sur les blocs de marbre blanc et sur la somptueuse grandeur des bâtiments. Dans Matthieu ?, qui n'a pas l’anecdote de la veuve, la sortie du temple suit le discours contre les pharisiens, la remarque prend une forme plus générale et se fait par « les disciples ». Le rédacteur insiste sur ce que Jésus « s'éloigne du temple », parce que le Christ en sort pour la dernière fois, après avoir pris définitivement congé des Juifs. Dans le troisième Évangile 3, on dirait que Jésus n’est pas sorti du lieu saint ; que la réflexion sur la beauté de l'édifice est faite par des personnes quelconques, qui peuvent n'être pas les disciples; des explications sont demandées par ceux qui ont fait la réflexion, si bien que le discours apocalyptique semble avoir été prononcé publiquement dans le temple : l'indication qui se lit à la fin du discours “ confirme cette interprétation de la mise en scène. Si donc Luc n'a pas développé le discours sur la parousie, il a voulu en accentuer l'importance par le cadre qu'il lui a donné.
La réponse de Jésus a le même sens dans les trois Synoptiques : Jésus annonce que le temple sera détruit. Les termes de la prédiction ® pourraient donner à penser que celle-ci n'a pas été rédigée avant l'événement. Le temple a été brûlé, non démoli, en sorte que la métaphore des pierres renversées se trouve matériellement inexacte. Mais peut-être n'y a-t-il pas lieu de trop insister sur ce détail, l’auteur ayant voulu avant tout figurer, dans la langue des prophètes 5, la ruine complète de l'édifice. Il est à noter que la destruction du temple n’est pas prévue dans le discours apocalyptique, ce qui ne laisse pas d'être significatif 7. D'autre part, l'idée de cette destruction paraît avoir été acceptée et professée par
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