‹ Les e?vangiles synoptiques / (volume 2)Chapitre 322 sur 672 · Cf. Vorz, Jüdische Eschatologie · texte numérisé non relu

Cf. Vorz, Jüdische Eschatologie

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comme de faux prophètes les gens qui prendraient sur eux d'ennon cer à bref délai la fin du monde !, Sensible différence de perspective avec l'Évangile primitif; car Jean-Baptiste et Jésus ont dit, jus qu’au terme de leur prédication : « Le temps est proche ». Au lieu de dire que beaucoup seraient trompés par les faux Messies, trait qui doit venir de la source, Luc a mieux aimé prémunir ses lecteurs contre la séduction : « Gardez-vous de les suivre. »

On entendra parler de guerres et de bruits de guerres, c'est-à-dire de guerres qui auront lieu dans le pays ou dans le voisinage, et d'autres qui se passeront au loin, ou bien de guerres qui auront lieu dans le présent, et d’autres qui menaceront pour l'avenir. Il ne faudra pas s’en effrayer : cela doit être, maïs ce ne sera pas encore la fin ?. On lit dans le troisième Évangile # : « Il faut que cela arrive d’abord, mais la fin ne viendra pas aussitôt. » Les mots « d’abord » et « aussitôt » n’ont pas été ajoutés sans intention par l’évangéliste. Comme les guerres n'avaient pas manqué depuis le temps de Jésus, et que Marc semblait dire que la fin suivrait immédiatement les guerres, Luc, pour plus de clarté, a pris soin d'indiquer qu'il ne devait pas en être ainsi, et il a tenu compte du retardement de la parousie #. Les « révolutions » qu'il mentionne avec les guerres sont probablement, dans sa pensée, les événements compris entre la fin du règne de Néron et le règne de Vespasien. La reprise? : « Alors il dit », qui précède l'énumération des fléaux ne peut guère provenir de ce que Luc abandonnerait Marc pour suivre une autre source 6, car il paraît continuer à suivre le second Évangile ; elle est plutôt destinée à découper la perspective trop simple de celui-ci, en renvoyant les soulèvements de peuples contre peuples, et les autres fléaux, à un avenir plus éloigné que les guerres et les révolutions dont il a été parlé d'abord. Dans Mare et dans Matthieu, guerres et soulèvements sont le commencement des douleurs, et les préliminaires de la fin ; Luc paraît prendre à part les guerres et les révolutions, comme devant arriver « d'abord », parce qu'il les sait

CC RTS UE

Mc. 7. dei (Mr. 6. yée) yeviodar àÀX'057w (Mr. éotéy) ro tédos. Lc. 9. dei yap tata yevéolar roütov, a XX ’oùx eû0éwc +0 <éos. ScHanz, Lk. 487:

Omise dans D, Ss. Se.

B. Weiss, Lk. 615.

en

arrivées, et il renvoie dans l'avenir inconnu les soulèvements, les famines et autres fléaux.

Selon Mare, les guerres dont il a été parlé premièrement doivent arriver avant la fin, et c'est pour cela qu'il ne faut pas s’en épouvanter : les peuples se soulèveront contre les peuples, et les royaumes contre les royaumes ; il y aura des tremblements de terre et des famines ; c’est le commencement de la crise douloureuse qui prépare l'avènement du Messie !. Les commentateurs observent *, à ce propos, qu'il y a eu des famines sous Claude et sous Néron ; que la ville de Laodicée en Phrygie fut détruite, l'an61, par un tremblement de terre, et Pompéi, près du Vésuve, à moitié ruinée en l’an 63. Mais les termes de la prédiction ne semblent pas exiger une application si précise. Tous les grands fléaux de l'humanité se donnent rendez-vous pour amener la fin du monde : il en est ainsi dans la plupart des prophéties eschatologiques ?. Luc, en sus des trois fléaux énumérés par Marc et par Matthieu, amène encore la peste À et des apparitions effrayantes dans le ciel ?. Ces signes au ciel sont une anticipation du dernier acte de la tragédie apocalyptique 6 : il n'y a pas trop lieu de s'en étonner, puisque ce paragraphe du troisième Evangile ne concerne pas, comme dans les deux premiers, le commencement de la crise messianique, mais plutôt la fin. Il est bien invraisemblable qu'on doive distinguer deux catégories successives de phénomènes célestes 7, ou que les signes en question soient en rapport avec les présages menaçants qu'on dit s'être produits avant la prise de Jérusalem par Titus. Si Luc s’abstient de dire que les faits dont il parle sont « le début des douleurs », ce ne doit pas être afin d'éviter une métaphore peu intelligible pour les chrétiens de la gentilité?, mais parce qu'il renvoyait l’accomplissement de la prophétie à une période ultérieure.

Mc. 9. &pyñn wôtvoy radta. Mr. 8. révza OÈ radra àpyn Gdtvwy. Cf. Hozrzmanx, 167-168.

Cf. AP. vr.

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