‹ Les e?vangiles synoptiques / (volume 2)Chapitre 354 sur 672 · Cf. Mythes babyloniens · texte numérisé non relu

Cf. Mythes babyloniens

Luc, xx, 29: Et"il leur dit une comparaison : « Regardez le figuier et tous les arbres.

30. Quand vous voyez qu'ils commencent à bourgeonner, vous connaissez par vous-mémes que l'été est proche. 31. De même, quand vous verrez ces choses arriver, vous saurez que le royaume de Dieu est proche.

32. Je vous dis en vérité que cette généralion ne passera pas que tout ne soit arrivé. 33. Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront point. »

La comparaison tirée du figuier paraît être la conclusion naturelle de la description apocalyptique : quand on voit pousser les feuilles du figuier, on dit que l'été n'est pas loin ; de même, lorsqu'on verra se produire les faits qui viennent d’être annoncés, non la parousie, ce qui n'aurait aucun sens, mais tous les préliminaires de l'apparition finale, depuis « l’abomination de la désolation i », jusqu'au bouleversement des astres, on pourra être assuré que le Fils de l’homme va venir, et le royaume des cieux se manifester. Luc, en ajoutant « tous les arbres » au figuier, émousse la pointe de la comparaison, vu que tous les arbres ne produisent pas leurs feuilles en même temps ?. Les préliminaires de la parousie et la parousie elle-même semblent devoir s’accomplir très prochainement, puisque « la génération présente ne passera pas que tout cela ne soit arrivé ? ». « L’abomination de la désolation », qui caractérise le sort futur de la ville sainte, précède immédiatement l'avènement glorieux du Christ; les deux faits sont corrélatifs, le premier introduisant et provoquant, pour ainsi dire, le second, et le second réparant le scandale du premier. Qui aura vu celui-ci pourra donc s'attendre à voir celui-là, et cette attente a toute chance de n'être pas trompée. « Le ciel et la terre passeront, mais les paroles » qui viennent d'être dites sur le prochain avènement du Fils de l’homme « ne passeront pas “ », elles ne manqueront pas de s’accomplir, et leur effet demeurera éternellement. La profanation de Jérusalem et la fin du monde sont donc prédites simultanément, comme des faits qui seront voisins l’un de l’autre et presque mêlés ensemble. Avant cette déclaration solennelle, Luc a mis une formule d’introduction : « Et il leur dit une comparaison ». Cette reprise ne vient probablement pas de ce que le rédacteur avait quitté Marc pour

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