J. Wruss, Lk
PAGE 3. Cf. HozrTzmann, 407.
xvir, 20 ; supr. p. 402.
tique. La Dern: n'est pas non plus dans l'esprit du pe mg
n'est pas naturel que celui qui dit avec tant d'assurance que ses … paroles ne passeront pas, ignore la date du grand avènement !.
Cependant, savoir que la parousie est proche, et ne pas savoir le jour où elle se produira, sont choses conciliables. Au point de vue réel, il est aisé de concevoir comment Jésus, enseignant que le royaume de Dieu était très proche, et qu'il arriverait à l'improviste, a pu et même a dû dire que le Père seul savait le jour et l'heure, et que c'était une raison de plus pour se tenir prêt.
Interrogé sur l’époque précise de l’avènement messianique, Jésus a déclaré sans ambages que c'était le secret du Père céleste, et que la seule chose qu'il pût garantir était que le royaume des cieux apparaîtrait bientôt et inopinément, sans qu'on eût pu le prévoir, sans que la très grande majorité des hommes y eût seulement pensé. Dans la forme que lui a donnée Marc?, la déclaration semble accuser une préoccupation apologétique, comme si on voulait justifier le Christ de n'avoir pas indiqué le temps d’un avènement que l'on voit tarder, en alléguant que, d'après Jésus luimême, c'est un point que les anges ignorent, et que le Messie pouvait bien ignorer aussi. Dans les circonstances de la prédication évangélique, la simple assertion du secret du Père devait suflire ?, et l'emploi absolu du mot Fils, pour désigner le Sauveur n'appartient pas au langage de Jésus ni à celui de la tradition évangélique primitive #. S'il n'avait pas été ajouté par l'évangéliste, c'est le passage tout entier qui deviendrait suspect. Marc n'a fait d'ailleurs qu'accentuer l’idée exprimée par Jésus lui-même.
Les mots : « ni le Fils », manquent dans la plupart des témoins ? de Matthieu, manuscrits et versions, mais un certain nombre des plus anciens 6 le contiennent. L'omission peut être plus facile à expliquer que l'addition. Si les témoins de Marc n'offrent pas la