‹ Les e?vangiles synoptiques / (volume 2)Chapitre 356 sur 672 · J. Weiss, Lk · texte numérisé non relu

J. Weiss, Lk

2. Peut-être a-t-il voulu aussi rectifier la formule un peu insolite de Marc. B. Weiss, Lk. 625, admet assez gratuitement que Luc représente en ce point le document primitif. Le. 29, Ss. lit : « Et il leur dit cette parabole. » Ec. 30. Bhiroyzes a2'Eavr@, manque dans D, Ss., et pourrait venir de xrr, 57 (Wer- LHAUSEN, Lc. 119).

3. « Sed eos Origenes simplices appellat. » Marvowar, I, #82. 4. « Verus sensus videtur esse, adeo certa esse quae Chrislus praedixerat, 4 ut non ante finiendus sit mundus, quam evenerint. » Loc. cit. : 5. B. Weiss, LJ. Il, 449. Mais à quoi bon affirmer si absolument une chose si conditionnelle ?

échapper à l’évidence d’un texte parfaitement clair en lui-même, et qui ne devient obscur que par le préjugé des interprètes.

Marc, xu1, 32. « Quant à ce jour Marru. xxiv, 36. « Quant à ce et à l'heure, personne ne les con- jour et à l'heure, personne ne les naît, pas même les anges dans le connaît, pas même les anges des ciel, ni le Fils, mais (seulement) le cieux, ni le Fils, mais (seulement) Père. » le Père. »

Luc a omis ce qu'on lit dans Marc et dans Matthieu touchant l'incertitude du jour et de l'heure du grand avènement. On a supposé qu'il n'avait pas voulu laisser croire que le Fils de Dieu ignorât le jour du jugement ; ou bien qu'il avait perçu une sorte de contradiction entre ce qui était dit de la génération présente, destinée à voir la consommation des choses, et ce quil lisait ensuite touchant l'incertitude du jour et de l'heure ! ; ou enfin qu'il se réservait d'énoncer la même idée, au commencement des Actes, par la bouche du Christ ressuscité : « Il ne vous appartient pas de connaître les temps ou les moments que le Père a fixés de sa propre autorité ?. » Ces hypothèses ne s’excluent pas mutuellement, et il peut y avoir une part de vérité dans chacune d'elles *. La formule des Actes, au lieu de présenter directement la date de la parousie et du Jugement comme le secret du Père, insiste sur ce que les disciples n'ont pas le droit de la connaître, laissant plutôt entendre que le Fils ne l’ignore pas. Il est vrai que, dans ce passage, celui qui parle est le Christ ressuscité, non plus Jésus accomplissant, dans les conditions de sa vie mortelle, son œuvre de rédemption. Mais on a pu voir déjà que, dans l'endroit de l'Évangile où la question « quand » est posée de manière spéciale à propos du grand avènement, Luc * semble éviter une réponse directe, et en construire une avec ce qu'il lisait un peu plus loin, dans sa source, touchant, le caractère subit et imprévu de la parousie. Comme ces considérations suivent, dans Matthieu, la parole sur l'incertitude du jour et de l’heure, on peut supposer, qu'il en était déjà ainsi dans la source, où Marc lui même aurait pris la parole, en

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