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A. Loisx. — Les Évangiles synoptiques, Il. 29
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sera pas oe. à condition que l'on sl prêt, et l’on voit, par la para: bole des Vierges, que cette préparation ne consiste pas dans l'action de veiller. L'application à la parousie du Christ ressuscité s’est faite … dans la tradition évangélique ?.
La parabole des Deux serviteurs montre comment :il importe de se préparer pour la parousie. Dans Matthieu, elle se rattache, sans transition, à la comparaison du voleur. Luc, suivant un procédé qui lui est familier, fait intervenir Pierre, qui pose une question ? à
laquelle la parabole est censée servir de réponse. La forme de la L'
parabole est beaucoup plus satisfaisante dans le premier Évangile : elle a été modifiée dans le troisième en vue d'une application directe aux apôtres, c'est-à-dire aux chefs des communautés chrétiennes. La question de Pierre est en rapport avec cette application. Elle
n'avait aucune raison d’être, puisque Jésus, dans les deux paraboles
précédentes, s'adresse évidemment à tous ceux qui veulent avoir part au royaume céleste, et qu’il fait de même dans la parabole des Deux serviteurs, selon la recension de Matthieu. Elle ramène assez maladroitement les trois paraboles à une seule leçon, car elle associe les deux premières de telle sorte que la troisième paraisse en être l'explication. L'évangéliste a voulu faire ressortir, dans la dernière, l'idée, d’ailleurs évangélique, d'une rétribution proportionnée aux mérites et aux démérites, à la quantité des grâces reçues et à l'usage qui en a été fait. C'est pourquoi il a voulu établir une distinction entre l'intendant et le simple serviteur; mais cette dis-
“tinction, primitivement étrangère à la parabole, n’est pas soutenue,
et nuit à la clarté aussi bien qu’à l'équilibre du récit. « L'intendant fidèle et prudent # » représente les apôtres, et Pierre avant tous les autres ; cependant l’allégorie commencée ne se continue pas, et l’on ne saurait dire ce que signifierait le changement de condition pour