Cf. Jürrcner, I
maitre, ont l'air d'une éxplication ajoutée pour complé éter | qu'on veut tirer de la parabole. Ce qu’on tient à faire valoir ment n'est pas l'excuse de celui qui enfreint la volonté de Dieu la connaître, mais la responsabilité encourue par celui qui connaît la volonté de Dieu, et qui ne l’exécute pas. Morceau d’une petite | parabole, originairement distincte, que Luc rattache à la compa=. raison des Deux serviteurs, pour mieux adapter celle-ci à l'idée d'une différence entre les obligations des chefs de communauté « et celles des simples fidèles !. Ce n’est pas cette différence qui était visée dans la petite parabole, et celle-ci ne s'accorde pas avec la précédente, car il n'y ést plus question de maître revenant, les coups sont au-dessous de la peine de mort, et celui qui s'est abstenu ; de faire ce qu'il devait n'est pas dans le cas du mauvais serviteur qui a fait tout le contraire. Cependant l'ignorance du premier n'est pas supposée entière, ou suffisante pour le disculper tout à fait. La sentence : « À quiconque aura été donné beaucoup, on demandera davantage ? », vient tout aussi bien après la parabole finale qu'après … celle des Deux serviteurs. Luc pense à la différence des dons entre les apôtres-chefs et les simples croyants, non à la distinction de connaissances surnaturelles qui seraient « données » à tous, et de la charge apostolique ou des grâces divines en général qui seraïent « confiées ». On a là une sorte d'axiome qui correspond assez bien à la morale des Talents. Toutefois, vu le contexte, « on demandera davantage » ne semble pas signifier : « on demandera plus qu'il n'a été donné * », mais « plus qu'aux autres », bien que les deux explications reviennent au même pour le fond, demander beaucoup à l'un équivalant à demander plus qu'à d'autres. L'application primitive pouvait viser les docteurs de la Loi*?. Dans la pensée de Luc elle concerne les directeurs d'Églises. Il paraît arbitraire de voir dans la réponse à Pierre une leçon pour lui seul, et la contre-partie de ce qu'on lit dans Matthieu 6 touchant le rôle éminent du prince des apôtres 7.