NV. 34. ëy zoundAn xai uéûn rat epiuvars Brwrixais
3. xai ériot} é9 duas aipvidtos N quépa Énelvn 39.6ç nayis” énetocAsUgETOt Jap XTÀ, (KBDL, mss. lat.). AC etc. (Ss. Ss. Ve.) ds zayis yao Éreussedoerar xt.
4. xxiv, AT(LXX). rayis ëp’buds tods évouxodvtas ërt ris yñs. Noter, dans le même contexte, v. 20, les expressions : ds 0 ueldwv xai xparah@v, xatisyuosv, un douvatar ävastivar, qui ont leur écho dans Lc. 36, 38. Le rédacteur s’est donc inspiré de ce passage d'Isaïe pour composer sa péroraison.
5. Il ne paraît pas que l’on doive prendre 6+aÿñva (v. 36) au passif (Hozrz- MANN, 407; d’après Mc. xurr, 27), comme si les élus devaient « être présentés » par les anges. Cf. n. 4, avastivar.
Luc à placé à la fin du discours sur la parousie une en S touchant les pabieuses du Sauveur PPS les jours
retirait la nuit sur É montagne des Oliviers, Mere à Bétha- |
nie !; et le matin, dès qu'il était arrivé au temple, le peuple se pressait autour de lui pour l'entendre. Il est évident, d’après cette notice, que le discours précédent a été avec intention placé dans le temple. Le caractère un peu systématique des données, et la forme qu'elles présentent, semblent accuser l'intention de rectifier, en les généralisant, les indications que l’on trouve dans Mare. Le nombre
des jours expressément indiqués par celui-ci entre l'entrée de Jésus
à Jérusalem et son arrestation paraît insuffisant, et, comme on l'a vu plus haut, il a dû être diminué par l'omission du récit concernant la femme adultère. C'est peut-être pour avoir senti l'inconvénient résultant de cette omission, ou bien pour la dissimuler, que Luce a rédigé sa notice, qui s'inspire de l’anecdote supprimée ?,
Dans Matthieu, le discours sur la parousie se continue, après les comparaisons du Voleur et des deux Serviteurs, par les paraboles des Dix vierges et des Talents, pour se terminer dans une vue descriptive du jugement dernier.
Marru. xxv, 1. « Alors le royaume des cieux sera semblable à dix jeunes filles qui, ayant pris leurs lampes, allèrent au-devant de l'époux. 2. Or, cihq d'entre elles étaient sotles, et cinq sages. 3. Car les sottes, en prenant leurs lampes, n'avaient pas pris d'huile avec elles ; 4 mais les sages avaient pris de l'huile dans les burettes, avec leurs lampes.
Et l'époux s'attardant, elles s'assoupirent toutes et dormirent.
.6. Et vers minuit, il y eut un eri : « Voici l'époux, allez au-devant de
lui. » 7. Alors toutes ces jeunes filles se levèrent et arrangèrent leurs. lampes. 8. Et les sottes dirent aux sages : « Donnez-nous de votre huile, parce que nos lampes s’éteignent. » 9. Et les sages répondirent en disant : « Il n'y en aurait pas assez pour nous et pour vous. Allez plutôt chez les marchands, et achetez-en pour vous. » 10. Et pendant qu'elles allaient en acheter, l'époux vint, et celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui aux noces, et on ferma la porte. 11. Et ensuite arrivèrent aussi
1. L'expression r9A%ero n'oblige pas à admettre (avec Godet, ap. B. Wuiss, 628) que Jésus passât la nuit dehors.
2. Hozrzmann, 93, 407. Cf. Jx. vur, 1-2. Certains mss. cursifs (groupe Ferrar) insèrent la péricope de l’adultère après Le. 38. Voir QÉ. 536.
les autres jeunes filles, disant : « Seigneur, seigneur, ouvre-nous. » 12. Mais il leur répondit en disant : « Je vous le dis en vérité, je ne vous connais pas. » 13. Veillez donc, car vous ne savez ni le jour ni l'heure. »
Par le simple mot « alors », l'évangéliste rattache cette parabole aux précédentes et au discours sur la parousie. Au point de vue logique, rien n'est plus juste, car la parabole n’a pas d'autre objet que de faire entendre comment il faudra être prêt dans l'instant même où le Sauveur apparaîtra; mais cette transition, qui relie la parabole des Vierges à la conclusion allégorique du précédent morceau, est visiblement artificielle. La parabole du Voleur montre la nécessité de la vigilance, parce que l'époque de la parousie et du jugement est tout ce qu'il y a de plus incertain. La parabole des Deux serviteurs fait voir déjà que cette vigilance ne consiste pas uniquement dans l'attente, mais qu’elle consiste surtout dans la préparation. La parabole des Vierges, et celle des Talents, dans le contexte qui lui est donné, tendent pareillement à signifier que l'attente ne doit pas être une préoccupation oisive, mais un emploi utile de l'existence, en vue du jugement de Dieu.
Quand on distribuera les récompenses éternelles, il en sera de ceux qui aspirent au royaume des cieux ! comme de dix jeunes filles qui se rendaient à des noces où on les avait priées. Les dix jeunes filles sont les compagnes de la fiancée, les demoiselles d'honneur. On ne sait si le nombre dix est en rapport avec quelque usage, ou s'il a été choisi comme nombre rond, sans autre motif, et parce qu'on ne pouvait guère supposer moins pour un cas semblable. Chez les Israélites, les noces se célébraient le soir. C'est pourquoi les jeunes filles qui devaient faire partie du cortège nuptial se munissent de leurs lampes pour aller au-devant de l'époux. La Vulgate et les anciens témoins occidentaux, auxquels il faut Joindie maintenant la version syriaque du Sinaï, ajoutent : « et de ‘épouse. » Cette leçon ne mérite peut-être pas le discrédit où elle est tombée chez beaucoup de commentateurs, même catholiques. On comprend la possibilité d’une interpolation, mais on comprend peut-être aussi bien une suppression.
1. Pour la formule d'introduction, cf. Mr. xvux, 23; xxur, 2; supr. pp. 94, : et 1, 163, 166-
Il est possible, en effet, qu’on ait joint la fiancée au fiar sans réfléchir, comme pour compléter une énumération, et | fs la présence de tous les deux est indispensable pour la céléb 8 des noces. Mais la mention de la fiancée pouvait paraître invraisemblable à ceux qui entendaient la parabole au sens allégorique, et. qui voyaient dans l'époux Jésus venant pour le jugement, dans ; l'épouse l'Église, la société des élus que le Christ venait chercher. | pour les associer à sa gloire. Dans cette interprétation, qui remonte : jusqu'aux temps apostoliques, il était naturel que l'époux vint seul, pour chercher l'épouse. De cette combinaison résulte que les noces, contrairement à l'usage, ont l'air d’avoir lieu chez la fiancée. La leçon de la Vulgate ne présente pas cet inconvénient. Au début de la parabole, l'époux serait censé dans la maison de la fiancée, qu'il serait venu chercher pour l'amener chez lui, où l’on célèbrerait les noces. Mais il est vrai aussi que, dans cette hypothèse, les compagnes de l'épouse auraient plutôt dù se joindre à elle dans sa propre maison. Dans toute la suite de la parabole, il n’est jamais question que de l'époux, comme s'il se rendait à l'endroit où la fiancée l'attend.
x Mieux vaut donc s’en tenir à la leçon commune, et supposer que + les noces ont lieu chez la fiancée, comme il arrivait quelquefois, où : plutôt dans une maison appartenant en propre au fiancé, car il y est chez lui et s'y comporte en maitre !. Jésus aurait pris exemple d'un cas moins fréquent, mais qui convenait mieux à l'application de la parabole. La difficulté de concevoir le mise en seène inspire néanmoins quelque doute, et peut faire soupçonner que la tradition du récit a été influencée par l'interprétation allégorique. Les jeunes filles partent, on ne sait d'où, de chez elles sans doute, ou de l’endroit où elles se sont réunies, peut-être auprès de la fiancée, pour se rendre à un lieu convenu où elles attendront l'époux; quant à la fiancée, on ne sait où.elle est; on doit supposer qu’elle est déjà dans la maison où se célèbrent les noces.
Dans les dix jeunes filles, il y en avait cinq étourdies, et cinq prudentes. Les cinq étourdies, qui ne sont nullement présentées comme de méchantes personnes, trahissent leur caractère en ce qu'elles prennent leurs lampes avec l'huile qui est dedans, sans se
, 1. Jüzicner, Il, 449.
: al, “6 2 NAS!
munir d'une provision pour le cas où elles seraient obligées d'attendre !. Les prudentes emportent des burettes d'huile avec leurs lampes. Il y a de l'huile dans toutes les lampes ; mais, si la veillée se prolonge, les jeunes filles qui n'ont pas de burettes supplémentaires seront au dépourvu. Et la veillée se prolonge. L'époux n'arrive pas. Ce retard n'est pas expliqué, mais il est indispensable pour amener la confusion des cinq étourdies et la récompense des cinq prudentes. Les jeunes filles se reposent près de la route dans quelque maison amie. Fatiguées d'attendre, elles s’assoupissent et
s'endorment. Quand l'époux arrive enfin, vers minuit, des gens qui.
le voient venir à une certaine distance, avec ses garcons d'honneur, crient : « Voici l'époux. » On n'identifie pas autrement ces avertisseurs, leur intervention seule étant nécessaire à l’enchainement du récit. Les jeunes filles s'éveillent et courent à leurs lampes pour y donner les soins nécessaires. Les lampes sont près de s'éteindre. Les prudentes raniment les leurs avec l'huile qu'elles ont en réserve. Les étourdies sont dans un grand embarras. Elles demandent à leurs compagnes de leur prêter un peu d'huile, et cellesei s'excusent en disant qu'il n'y en aurait pas assez ? : mieux vaut aller chez les marchands pour en acheter. Le conseil est donné sérieusement : c'est l'unique ressource qu'aient les étourdies. De savoir si l’on trouvera facilement un marchand à cette heure, et si l'on arrivera encore à temps, est une autre question. Les cinq étourdies partent; l'époux arrive ?; les prudentes se joignent à lui, entrent avec lui dans la maison nuptiale pour s'asseoir au festin #.
1. C’est ce que signifie le 42 du v. 3. L'étourderie des unes et la prudence des autres se déclarent, ici par un soin de prévoyance, là par un défaut de précaution.
2. V. 9. Variantes : (NAL) ox, « il n'y aurait peut-être pas assez »; où ur (BCD) « jamais ! il n’y aurait certes pas assez ». Cette dernière leçon résulte probablement du désir qu’on a eu d’accentuer la réponse et de lui donner un caractère absolu (JüricHer, Il, 451).
3. arspyouévoy 0 aÿr@v &yopdsat nAev 6 vouvtos. Il est bien entendu que les cinq étourdies sont parties quand le fiancé arrive. La retouche de D : £ws ÿriyoust n'est aucunement nécessaire ; car le participe présent ne marque pas la coïncidence, mais la rapide succession des événements.
4. On peut trouver que ce festin commence bien tard. Plusieurs Pères, en dépit de la leçon canonique, parlent de chambre nuptiale (vus ; noter cependant que ce mot, dans Mr. xx, 10, désigne la salle du festin, et s'emploie concurremment avec yéuo:), et non de festin. Cf. Rescu, II, 303.
re LES ÉVANGILES SYNOPTIQUES
Dès que le cortège est introduit, on ferme la porte, et € cinq étourdies se présentent et qu'elles frappent, inquiètes, à cette porte fermée, l'époux, qui ne les a pas vues sur son passage, répon d: « Je ne vous connais pas. » Elles restent dehors. Pour prendre pa à la fête, il fallait arriver à temps. Et l’évangéliste conclut en faisant dire à Jésus : Prenez garde d’avoir un sort semblable, au temps de la parousie ; « veillez, car vous ne savez ni le jour ni l'heure !. »
La morale de la parabole sortait naturellement du récit : il faut être prêt pour la parousie, comme les jeunes filles prudentes se trouvèrent prêtes pour recevoir l'époux ; il ne faut pas être négligent, de peur d’être exclu du royaume des cieux, comme les jeunes filles étourdies furent exclues du festin nuptial. La conclusion de l’'évangéliste est conforme au sens de l'apologue, mais ne sy adapte pas très exactement, parce que le mot « veillez » semblerait signifier que les Jeunes filles on ma fait de dormir, quoique le tort des étourdies ait été leur imprévoyance, et non le sommeil, qu'ont partagé les prudentes. Cette conclusion ne vient pas non plus comme une application de la parabole, mais comme une conséquence du récit même, qui était interprété en allégorie.
Si le récit devait préparer les auditeurs au retardement de la parousie, comme l’admettent certains commentateurs, il aurait été conçu par un chrétien de la seconde génération; mais cette idée ne s'accorde pas avec le but de l’apologue ; on ne demande pas à quelqu'hn de se préparer tout de suite à un événement que l'on dirait en même temps devoir beaucoup tarder. Selon le thème primitif, le retard de l'époux n'a pas plus de signification que le nombre des jeunes filles, leur qualité de vierges, les lampes, l'huile, les burettes, les marchands?. La parabole fait ressortir uniquement le danger d'une préparation insuflisante, l'inconvénient d'arriver trop tard pour le royaume : quand le moment fatal viendra, il ne sera plus temps de se pourvoir. Le retard de l'époux correspond seulement à ce fait, que le royaume ne se manifeste pas encore dans le moment où Jésus parle, bien qu'on l'annonce et le conçoive imminent.
1. Le grec reçu ajoute inutilement : iv 7 6 viôs roù àvfewrov £oyeta, d'après Le] il D ù 1. » :
Mr. xx1v, 42, 44, 50.