‹ Les e?vangiles synoptiques / (volume 2)Chapitre 393 sur 672 · Cf. Mr. xiu, 37, 43; 47-50; xvur · texte numérisé non relu

Cf. Mr. xiu, 37, 43; 47-50; xvur

2. V. 15. la formule : £x4szw xazàx 1, tdtay déyautv, pourrait se détacher du contexte sans inconvénient, mais elle s’y rattache aussi sans difficulté.

semblable : les mines sont restées dans le réa Ë étaient avant les additions concernant la personne du rc substituer les talents aux mines pour faire valoir l'excel dons divins. D'autre part, la proportion du gain relativement à somme confiée paraît exagérée dans le troisième Évangile, et l'on a pu constater que Luc lui-même suppose, à la fin du récit, une autre combinaison que celle qu'il a indiquée au début. Il est certain que le premier serviteur rapportait seulement dix mines, et qu'il nen avait pas gagné dix avec une seule, comme Luc le dit d’abord. Le gan devait être en rapport avec la quotité de la mise, de façon que le profit ne semblât pas dépendre uniquement de l’activité personnelle du serviteur. Luc a voulu faire entendre que le premier serviteur avait su gagner dix mines dans le même temps que le second en avait gagné cinq. La combinaison de Matthieu semble moins réfléchie et plus naturelle : le serviteur qui a cinq gagne cinq; celui qui a deux gagne deux. On ne peut pas dire qu'une mine est une “trop petite somme pour être déposée chez un banquier ! de cetempslà. La déclaration . « tu as été fidèle pour peu de chose », convient mieux à une somme peu considérable qu'à plusieurs talents, et il serait arbitraire de supposer que cette parole même aurait causé la substitution des mines aux talents, car les deux évangélistes ont vu dans la somme d'argent la figure d’une très grande chose, l'Évangile, la grâce de Dieu et la promesse du royaume, et c’est la tradition qui leur impose à tous deux « le peu de chose ». Le récit primitif opposait « peu » à « beaucoup », comme dans Matthieu, sans autre addition, et Luc a introduit « des « villes » à la place de « beaucoup ».

… Il est donc probable que la parabole mettait en scène un homme de condition aisée, sans être opulente, qui, s’en allant en voyage, avait conhé à ses trois serviteurs, ou à trois de ses serviteurs, huit mines, cinq à l’un, deux à l’autre, et une au troisième ; revenu au bout d’un certain temps, il trouva que les deux premiers avaient doublé leur petit capital, et que l’autre n'avait cherché à rien gagner; il félicitait les deux premiers, et il retirait la mine du troisième pour la donner au premier, en vertu de l’adage : « on donne à qui

1. Difficulté que Jürrenenr, Il, 494, propose sans s’y arrêter. Le même auteur cite avec raison Mr. xvut, 23-24, supr. p.95 pour montrer que le rédacteur du premier Évangile aime les grosses sommes.

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