‹ Les e?vangiles synoptiques / (volume 2)Chapitre 402 sur 672 · NE · texte numérisé non relu

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Rs 0 ce ne soit) pas Fu fête, pour qu'il n'y ait pas M “toi | ni le peuple. » Reis AE

Le lecteur apprend, par ce début, que Jésus était venu à Jérusalem à l'occasion de la pâque, probablement la pâque de l'an 29 1. <. On était, d'après Marc et Matthieu, à deux jours de la fête, qui … comprenait, comme l'insinue Marc, la pâque proprement dite, où l’immolation de l'agneau, et la semaine des Azymes. Le repas pascal ayant eu lieu, d’après les Synoptiques, le jeudi soir, que Marc appelle premier jour des Azymes, la veille du jour où le Sauveur fut crucifié, le second Évangile semblerait commencer au mardi 12 nisan le récit de la passion ?. Il n'y aurait une journée te: vide, le mercredi 13 nisan, dans l'intervalle de l’onction et de la dernière cène. Mais, comme Marc admet, pour la résurrection, l'équivalence des formules : « après trois Jours », et « le troisième Le. Jour », il se pourrait que « dans deux jours » signifiât « le second à £ jour », c’est-à-dire « le lendemain », et que le récit commençât en réalité le mercredi 13, de sorte qu'il n’y aurait pas de lacune 3. La précision voulue de cette indication semblerait annoncer un fait mieux déterminé que le projet des prêtres, et l'on a pensé “ qu'elle Fe concernait la trahison de Judas, l’anecdote de l’onction ayant été & intercalée entre les deux ? par l’évangéliste. Il convient néanmoins d'observer que la tradition primitive devait être assez mal renseignée sur le moment où Judas avait pu se mettre en rapport avec les prêtres. Ce qui est dit de la trahison a pu faire naturellement suite à ce qu'on lit touchant les intentions du sanhédrin; mais la date se rattacherait plutôt au repas de l’onction, qu’on a voulu situer relativement à la dernière cène. Supposé que la 3 chronologie de Marc soit artificielle, on n'est pas autorisé, sous À prétexte que le quatrième Évangile met l'onction six jours avant la | pèque, à corriger Marc par Jean 6, qui dépend de lui, non d'une tradition historique particulière.

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A. UCE 1, 387.

2. V.1. nv dë ro rdoya xai ta aïuua (D omet x. +. à.) uerà dbo fuéoas. À la fin du v., D omet ëv 6Aw.

Hozrzmanx, 171, après Swete.

B. Weiss, Mk. 208; J. Weiss, AE. 285.

Entre xrv, 1-2 et 10-11.

xn1, 1; QÉ, 670-671.

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Mais s'il est vrai que le repas de l’onction soit ainsi daté maintenant par rapport au festin pascal, on peut douter que tel soit l'objet primitif de cette indication, qui paraîtrait plutôt destinée à fixer le lecteur touchant le jour où a eu lieu la passion. Le complot des prêtres et leur entente avec Judas ayant été déduits des faits ultérieurs, la date du second jour avant la pâque n'a pu les concerner. On verra bientôt que le repas de l'onction offre peu de garanties d’historicité, et qu'il a dù prendre la place de la dernière cène. C'est à celle-ci qu'aurait pu se rapporter originairement l'indication. L'’arrestation de Jésus aurait donc eu lieu le 12 nisan, peut-être Le 13, et la passion le 13, peut-être le 14 ; et sile vendredi n'a pas été choisi, comme Jour de la passion, à cause du dimanche choisi comme jour de la résurrection, la pâque aurait eu lieu le vendredi soir ou bien le samedi. Avec la pâque du samedi, on éviterait la difficulté qui résulte de la coïncidence de l'arrestation avec la nuit de la pâque, dans la combinaison synoptique, et la difficulté, à peu près égale, de la coïncidence de l’exécution avec les préparatifs immédiats du festin pascal, dans la combinaison johannique {.

Les chefs du sacerdoce et les scribes, qui voulaient se défaire de Jésus, cherchaient les moyens de le prendre par ruse, en l’attirant dans quelque piège ; ils désiraient profiter de son séjour à Jérusalem pour s'emparer de lui, etils n'osaient pas l'arrêter publiquement, à cause du tumulte qui aurait pu se produire parmi le peuple, dont une partie au moins, surtout les pèlerins de Galilée, lui était favorables. On a pensé qu'ils avaient eu l'intention d'arrêter Jésus avant la fête ?, parce qu'ils trouvaient inconvénient à le faire pendant la solennité, ou bien, au contraire, qu'ils avaient remis l'arrestation après la fête 3%, et que l'intervention de Judas aurait modifié leurs desseins. Le texte “ ne semble pas viser la circonstance de priorité ou de postériorité, relativement à la fête, mais la solennité en elle-même, en tant que réunion publique. La difficulté n’était pas de prendre Jésus pendant la fête, si l’on pouvait le faire secrètement et sans attirer l'attention du peuple, mais dans la fête, parmi l’affluence du peuple que la pâque amenait à Jérusalem et au

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