Didaché
monde.
que, selon la signification réelle et RAA du tableau, q objet la cène tone le Christ donne, sans les prend Jui même, le pain et le vin, son corps et Son sang. À son dernier … repas, Jésus a mangé du pain et bu du vin qu'il présentait à ses disciples ; dans la cène chrétienne, il ne peut et ne fait que donner.
D'après Luc, le Sauveur, dès qu'il s'est mis à table avec les dis … ciples, exprime hautement le désir qu'il a eu de manger cette pâque ! avec eux avant de mourir?. L'évangéliste considère évi= demment la dernière cène comme un festin pascal ; il voit dans l'eucharistie elle-même une päque dont la réalité apparaîtra lorsque le royaume de Dieu sera venu. Les paroles : « Je vous dis que je ne la mangerai plus Jusqu'à ce qu'elle s’accomplisse dans le royaume de Dieu », ne sont pas à prendre pour une simple allusion aux joies du royaume éternel, comparées avec la réjouissance pascale, ou à l’analogie qui existe entre lesymbolisme de la pâque juive, mémorial de la sortie d'Égypte, et le salut des hommes, la délivrance éternelle dans le royaume des cieux; mais il s'agit surtout de «cette pàque », de celle que Jésus va célébrer en ce moment, c'est-à-dire la pâque eucharistique. C'est celle-là qui a son accomplissement dans le royaume de Dieu. L'espèce d’antithèse que l'on a voulu trouver entre la dernière pâque juive et la première pâque chrétienne“ n’est pas marquée réellement dans le récit, et l’on peut douter même que le rédacteur du texte reçu y ait pensé, rapportant à la pâque juive ce qui est dit premièrement du vin que Jésus ne boira plus, et opposant à ce rite juif, désormais aboli, le mémorial du corps donné, du sang répandu par le Christ pour le salut du
Le récit de Luc a toujours embarrassé les commentateurs, la bénédiction de la coupe précédant celle du pain, sauf à revenir une seconde fois après le souper. Il y a là comme un double emploi, car la première mention de la coupe n’a pas de raison d’être à côté de
1. Il est bien risqué de supposer (avec Horrzmanx, 408) une relation implicite de « cette pàque » avec celle que l'on croit visée dans Le. vi, 1. Voir I, 507.
2. V. 15. xuuuia érc0dunoa roûro +0 rasya payeiv Leduc rpo Toù pue malle.
3. V. 16.X7o yap duiv 671 où un péyu 4070 Éwe 6tov rAnpwb (D, xaivov Bpwbÿ) ëv tA Baorketx rod Meoù.