‹ Les e?vangiles synoptiques / (volume 2)Chapitre 442 sur 672 · DA NS · texte numérisé non relu

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de Jésus, ainsi que FuE le caractère d'institution permanente, En appartient jusqu'au retour du Seigneur pour le grand jugement.

La formule : « Ceci est mon corps », à laquelle les en cesiet n'ont rien ajouté, parce que la fraction du pain leur paraissait assez significative comme symbole de la mort subie par le Sauveur, est « complétée par les mots : « Qui (est) pour vous. » Certains manu-

scrits ajoutent le mot « rompu »?, qui convient au pain, mais non au corps de Jésus. Dans le texte ordinaire de Luc, la locution un peu … elliptique de Paul est éclaircie par l'addition du mot : « donné à »: le corps de Jésus est livré à la mort pour le salut de ses disciples:

1. On a beaucoup discuté sur la signification précise de la formule zapéha8ov är0 où zvpiou, qu on se refuse à entendre d’une révélation directe, en sorte que Paul prétendrait avoir appris en vision, de Jésus seul, les circonstances du der nier repas (cf. Gaz. 1, 12, où Paul emploie xp), et qui d'autre part, ne semble pas pouvoir signifier que l’apôtre tient du Christ, mais par l'intermédiaire des. témoins, tout ce qu'il va raconter. Cf. Braxpr, 296. L'hypothèse d’une vision ou d'une autosuggestion équivalente à une vision reste la plus vraisemblable. « La formule éyw 7291460 met le moi trop en évidence pour qu'il puisse s'agir ici d'un emprunt fait par Paul à la tradition apostolique. S'il n'avait. connu ce récit que par le témoignage des apôtres, il aurait dû écrire : « Nous avons appris », et non pas : « Moi j'ai appris du Seigneur » etc., puisque tous. d les prédicateurs de l'Évangile et les fidèles se seraient trouvés dans le même cas que lui. C'est d’une communication immédiate du Maitre qu'il veut parler. » é. Le Camus, L'œuvre des apôtres, TI, 134, n. 4. Paul n'a pas pris pour tradition- d nel un récit où il avait mêlé sa propre doctrine; le mélange s'est fait de lui= même, dans la région subconsciente de l'âme où se préparent les visions et les songes, et l'Apôtre a présenté sa vision comme une réalité, sans s'arrêter à ce que les témoins du dernier repas n'avaient point attribué à Jésus les paroles que lui-même lui prêtait. Ce serait méconnaître entièrement l’état d'esprit des premiers croyants que de voir dans cette circonstance une impossibilité, comme si Paul avait dû rejeter sa vision, parce que les anciens disciples ne lui avaient pas raconté le dernier repas en cette forme, et comme si le récit de Paul, supposé qu'il soit venu à la connaissance de Pierre ou de quelque” autre témoin, avait dû provoquer un démenti formel, qu'on se serait fait une obligation de répandre dans toutes les communautés. Nul ne songeait à. tenir deux registres d'enseignement chrétien, l’un pour les souvenirs évangé- Hques, l’autre pour Îles révélations de l'Esprit. :4

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