NV: 21;supr. p° 5241; n
. CE. , NU EIss, AE. on où l'influence de Paul est bien sentie, mais où de
Fe | ne n'a pas distingué ce que Marc doit à la tradition de Paul, et ce qu'il doità
D. la Se primitive.
A 5. Mc. 25 ; Mr, 29 ; Le. 48;supr:p. 593, 1.5.
ce qu'on hit au sujet du vin, puisqu'elle se rencontre dans le texte occidental de Luce, et que ce texte se trouve ainsi correspondre à Mare, si l’on en retranche ce qui est dit du sang de l'alliance. Mais il est trop évident que les paroles : « Ceci est mon corps », ne sont pas non plus sur le même plan, qu'elles ne sont pas conçues dans la même perspective que ce qui est dit du vin à boire dans le royaume des cieux; elles correspondent à : « Ceci est mon sang » |. Considérées en elles-mêmes, et commentées par les prières de la Didacheé, elles pourraient représenter une forme atténuée du symbolisme paulinien, l’idée de la communion chrétienne, du corps mystique du Christ, constitué en quelque manière par la participation au pain eucharistique, le souvenir de la mort étant à l’arrièreplan et impliqué dans la communion au Christ immortel?. Mais si le rédacteur du troisième Évangile a pu s'arrêter à cette idée, il n'en est pas moins vraisemblable qu'il emprunte sa formule à la tradition de Paul, soit qu'il y puise directement, soit plutôt qu'il ait voulu se rapprocher de Marc. Ce qui, dans Luc, correspond à la déclaration concernant le vin, est ce qui est dit d'abord de la pâque qui doit avoir son accomplissement dans le royaume. Pour faire place à la parole : « Ceci est mon corps», qu'il voulait amener plus loin, l’'évangéliste n’aurait-il pas appliqué à la cène entière ce qui avait été dit du pain, parallèlement au vin : « Je vous dis en vérité que je ne mangerai plus de pain, Jusqu'à ce que je le mange nouveau dans le royaume de Dieu # »? L'espèce d'isolement où se trouvent les paroles : « ceei est mon corps », dans Luc, et « ceci est mon sang », dans Marc et dans Matthieu, l'impossibilité de les expliquer par le contexte, tandis qu'elles sont si faciles à entendre dans Paul,