Cf. p. 563, n
6 Cp 5063, ne
second départ de Jésus. L'idée restant la même, la première formule est retournée de telle sorte que Jésus ne demande plus expressément que la coupe lui soit épargnée, mais se déclare, en termes très explicites, prêt à la boire, si telle est la volonté du Père !. Les mots : « Que ta volonté soit faite », semblent être une réminiscence tout à fait précise de l’Oraison dominicale, dont l'influence a dû s'exercer pareillement sur Luc, et le rappel de la coupe ne permet guère de supposer que Matthieu aurait pris cette seconde formule dans une source antérieure à Mare. Quoi qu'il en soit, la résignation de Jésus ne pouvant trouver une expression plus complète, l’'évangéliste s'est abstenu d'indiquer une autre formule de prière pour la troisième reprise.
L'unique formule de Luc présente quelques variantes dans la tradition du texte ; d'après quelques-uns ?, elle comprend d'abord une demande exprimée en forme de désir : « Père, si tu voulais éloigner cette coupe de moi! » La phrase ne se termine pas, et l'on dit que le souhait de celui qui prie est dominé par le sentiment d'abandon complet à la volonté divine, qui se traduit dans la seconde partie de la prière : « Néanmoins que ce ne soit pas ma volonté qui se fasse, mais la tienne *. » La réticence est peu naturelle 6, et tout invite à penser que Luc à voulu écrire : « S'il te plait, éloigne de moi ce calice. » Si la seconde partie de la prière est originale
1. M: 42. réreo pou, et où düvarau toùdro (D ajoute to rotreuov avant, EF etc. après tobro) rapehbeïy y uh aûto riw, yevnOnTe To ÜéAnué cou.