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« J'étais assis enseignant ! », et le second amenant les chefs du sacerdoce, les stratèges et les anciens, sur le mont des Oliviers, pour recevoir l'apostrophe du Sauveur ?. Jean * s'en est inspiré pour la réponse du Christ à l'interrogatoire du grand prêtre. Entre le coup d'épée qui a enlevé une oreille au serviteur de Caïphe, et la fuite des apôtres, ce discours n'explique ni pourquoi le coup d'épée n'est pas vengé aussitôt sur le groupe des disciples, n1 pourquoi ceux-ci abandonnent leur Maître : c’est une réflexion théologique sur l'incident, et cette réflexion se superpose à la donnée d'histoire d’après laquelle les autorités juives ont évité une arrestation publique par crainte du peuple; cette leçon n'aurait pas été à sa place dans le jardin de Gethsémani, mais elle a été mise dans le récit pour l'instruction du lecteur. Dans la réalité, les satellites ne se sont pas arrêtés pour entendre la réflexion de Jésus, et celle-ci n'a pas été comme un congé donné aux disciples. Les disciples se sont enfuis parce que leur essai de résistance a été aussitôt réprimé par une troupe plus forte qu'eux.
Le rédacteur du premier Évangile a placé, après l'incident de l'oreille coupée, deux discours de Jésus, un premier discours adressé à celui qui s'est servi de son glaive, et le second adressé à la troupe armée, comme dans Marc. Le rédacteur a inséré le premier dans le cadre que Mare lui fournissait, car pour amener le discours à la foule, 1l emploie une des formules qui lui sont familières quand il a pratiqué une intercalation, et qu'il reprend le fil de son récit : « À cette heure, Jésus dit # ». Le morceau intercalé parait destiné à corriger les lacunes et les incohérences que présente la rédaction de Marc : on se demande tout naturellement pourquoi les disciples n'ont pas continué à frapper, et pourquoi les gens du sanhédrin ne vengent pas le coup d'épée en tombant sur les disciples ?. La parole de Jésus à celui qui a frappé répond directement
2. V. 52. eirey dè ’Inooës roûc tobs mapayevouivonc ir'aÿtov aoyrecelc 2ai otoatnyods toù i<poÿ (Ss. « aux soldats » ; cf. supr. xxn1, # ; p. 504) xx
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