Zaun
3. Am. 11, 16. L'hypothèse a été proposée par Kem (Gesch. Jesu ?, 34; cité par BrAnpr, 27). Brandt objecte que la prophétie n’esl pas alléguée ; qu'Amos dit « en ce jour-là »; et que, dans le grec, le fuyard est poursuivi: LXX. 0 youvos duEstar 2v éxsivn ti quioz. Mais l’évangéliste a pu fort bien, en ce cas comme en d'autres, s'abstenir d'indiquer la référence prophétique; le « jour » d’Amos ne s'oppose pas à la nuit, et signifie « en ce temps-là ; et le texte hébreu d’Amos porte : « le plus robuste parmi les vaillants s’enfuira nu en ce jour-là. » Cf. AP. xvr, 15.
Les gens qui avaient pris Jésus le conduisent chez le gr
prêtre. Pierre seul le suit et ne tarde pas à se retirer. Les deux miers Évangiles remplissent la seconde partie de la nuit avec scène de jugement qui semble préparer, mais qui, en réalité, dou b celle qui s’est passée au tribunal de Pilate.
Marc, xiv, 53. Et ils 97. Et emmenèrent Jésus chez ceux qui s'étaient saisis l'ayant pris, ils l'em le grand prêtre, et les de Jésus, l'emmenèrent nèrentet le conduis chefs des prêtres s'as- chez Caïphe, le grand à la maison du gr: semblerent tous. 54. Et prêtre, où les scribes et prêtre. Et Pierre suiva Pierre le suivit de loin les anciens étaient as- de loin. 55. Et comme jusque dans la cour du semblés. 58. Et Pierre ils allumèrent du feu grand prêtre ; et ilétait le suivit de loin, jus- milieu de la cour et, à assis avec les valets et qu'à la cour du grand s’assirent auprès, Pierre se chauffait devant le prêtre, et, ayant pénétré s'assit au milieu d'eux. cu feu. à l'intérieur, il s’assit DER avec les valets pour voir comment cela finirait.
Marra. xxvi,
3 … Les trois évangélistes s'accordent à dire que Jésus fut conduit Le chez le grand prètre!. Le premier Évangile donne le nom de ce der- RS: nier, Caïphe?, ou plutôt son surnom, car on a vu que le som] L ce personnage était Joseph. Caïphe était le grand prêtre en exer- »
cice. Bien que Luc ait attribué plus haut? à Hanan le titre ponti=.
D 4. Mc. 53. ai ardyayoy Tov ’Insoï rpôs TÔV CRE Loc. 54. auAAafôvrec CE R adrov Hyayoy xai elofyayov els Thy olxiav Toù &pyteoéws (phrase embarrassée; mais Luc reprend Mc. 46 pour le combiner avec Mc. 53 ; cf. supr. P. 580, n. 1).
æ > 2. V.57. oi dÈ xparhoavtes tôv ’Incoëv (cf. v. 50) arnyayoy rpoc'Kaïdpav tôv TS J A ota. Il semble que Mr. 58 entende aÿkf de la maison, non de la cour, comme & -N& Mc. 54. Cf. Mr. 3 (eic tnv adknv où apyuepéwc), supr. pp. 489, 492. wi
De 3Lcrur 25 1, 389.
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fical, il est certain que Marc, en parlant du « grand-prêtre » a eu en vue Caïphe, car le grand prêtre dont il s’agit est le président du sanhédrin, c’est-à-dire le grand prêtre alors en fonctions. Mais il n'est pas impossible que Luc ait pensé à Hanan. En tout cas, le silence qu'il garde sur le nom du pontife, après avoir indiqué deux noms au commencement de son Évangile, pourrait accuser chez lui une certaine indécision touchant celui des deux qui convenait à la circonstance. On peut s'étonner que Marc ne donne pas le nom du grand prêtre, malgré l'importance du rôle qu'il attribue à ce personnage. La raison doit être que Caïphe n'était pas nommé dans la source, où le rôle du grand prêtre n'avait aucun relief.
Mare et Matthieu introduisent tout aussitôt une séance nocturne du sanhédrin, réuni chez Caïphe, où le procès de Jésus aurait été instruit dans les formes juridiques, avec interrogatoire de témoins, audition de l'accusé, sentence rendue par les juges. Luc n’a rien de semblable ; il signale seulement une séance du sanhédrin, le vendredi matin, qui est mentionnée aussi dans Marc! et dans Matthieu ?, et qui semble faire double emploi avec la précédente. On a beaucoup disserté sur le rapport de ces deux séances, et, soit qu'on admit l’historicité des récits, soit qu'on la contestât, on a cherché à les expliquer par ce qu'on sait des coutumes suivies dans les procès que le sanhédrin pouvait avoir à juger ?. La difficulté n'est pas tant à résoudre par l’histoire et l'archéologie que par l'analyse critique des Évangiles. Il n'est pas absolument certain que le sanhédrin eût encore, à cette date, le droit de porter une sentence capitale, sauf ratification de l'autorité romaine ‘. D'autre