‹ Les e?vangiles synoptiques / (volume 2)Chapitre 496 sur 672 · VAL · texte numérisé non relu

VAL

eq us lE Voir notamment Branpr, 53-68.

4. Opinion sur laquelle se fonde l'interprétation commune des récits évanséliques. Cf. Scaürer, [l8, 208-210. Le passage Jer. Sanhedrin, I, 1 (fol. 18 2) et VII, 2 (fol. 24 2) : « Quarante ans avant la destruction du temple, les sentences de vie ou de mort (n\%22 117) furent retirées à Israël », paraît signifier plus que le droit d'exécution (cf. J. Wriss, AE. 316). D'autre part, Schürer (p. 209) admet que l'indication des quarante ans est arbitraire, et que la limitation de pouvoir dont il s’agit doit être aussi ancienne en Judée que le régime des procurateurs. Quel que soit le sens du passage, il semble que, dans la réalité, je Sanbédrin pouvait rendre des sentences capitales, sauf ratification du pro-

A. Loisx. — Les Évangiles synoptiques, IL 38

Hhatdant la ER rs nécessaire Sort qu'on püût lé Ms exécution, et que le cas ne ressemble nullement à celui d'un tribunal ecclésiastique remettant au bras séculier un hérétique dûment condamné, dont le pouvoir politique prend à sa charge le supplice: mais qu'on a introduit devant le tribunal du procurateur une accusation que celui-ci a examinée selon le droit romain, et que Pilate seul a prononcé une sentence, conformément à ce droit, qui a été appliqué aussi dans la forme de l'exécution. La condamnation de Jésus par le sanhédrin est donc suspecte ; à plus forte raison la double séance et la double condamnation.

L'on a observé ! que le sanhédrin, pour les causes criminelles, n'avait pas le droit de rendre son jugement dans la séance où l’accusé avait été interrogé, mais seulement le lendemain, et que les séances devaient avoir lieu de jour. Tout en expliquant ainsi la double séance, on est obligé d'admettre des infractions à la légalité ?, attendu que la première séance a lieu la nuit, et que les deux n’appartiennent pas à deux jours différents. L'explication est inutile, puisque les prêtres n'ont apporté aucune sentence devant Pilate, et que Marc lui-même ne se doute pas que la condamnation n'ait pu avoir lieu dans la séance de nuit. L'idée d’une combinaison et d'un travail rédactionnels sur les données de l’histoire se présente d'elle-même ; vu le caractère général des Évangiles, elle n'a rien que de vraisemblable en soi, et elle est justifiée par l'examen des textes.

Au début du récit de Marc, l’on distingue un enchevêtrement qui trahit le rédacteur. Ce qu'on dit de Pierre , qui entre dans la cour

curateur, mais qu'il préféra dénoncer Jésus à Pilate comme faux Messie, parce que le jugement devenait ainsi plus expéditif, que les opérations judiciaires se trouvaient garanties contre tout mouvement du peuple, et que le procura= teur assumerait la responsabilité de la condamnation.

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