‹ Les e?vangiles synoptiques / (volume 2)Chapitre 500 sur 672 · Mc. 60-64 ; Mr · texte numérisé non relu

Mc. 60-64 ; Mr

. Mc. 65;-Mr. 67-68.

. Cf. supr. p. 396.

messianité qui se retrouve dans le procès public, et l'on peut ajouter historique, devant Pilate !. Les mauvais traitements que l'on inflige au Christ chez le grand prêtre correspondent également aux coups et à la dérision des soldats dans le prétoire?. Ce procès nocturne, qui sans doute n’a pas eu lieu, double donc le procès réel, et contient des traits qui ont eu leur place dans celui-ci, où qui s'y rapportent plus ou moins directement.

En voyant Luc placer dans la séance du matinun interrogatoire qui équivaut à celui que Mare et Matthieu ont introduit dans la séance de nuit, l’on pourrait conjecturer que Marc n’a fait qu'anticiper dans sa réunion nocturne ce qui s'était passé un peu plus tard. Mais 1l paraît évident que Luc dépend ici de Marc, et quil a seulement développé la donnée de la source primitive, en y adaptant une partie de ce qu'il trouvait dans le second Évangile. Mare à voulu avoir un procès complet devant le sanhédrin, avec interrogatoire de Lémoins, aveu de l'accusé, sentence du tribunal. Pour être distinctes, ces trois parties du procès ne laissent pas d’être coordonnées, et comme le procès n'a pas eu lieu, elles n’ont pas non plus de réalité, au moins en la forme que Marc leur attribue. Que le matin, chez Caiphe, dans là réunion où l’on prépara la dénonciation, et qui n'avait pas besoin d’être, qui ne fut pas une séance solennelle du sanhédrin tout entier, il y ait eu une sorte d'information et de concert préliminaire entre les accusateurs et leurs témoins, rien n'est plus vraisemblable, quoique les amis de Jésus n'aient guère pu en être instruits, et que ces arrangements aient pu tout aussi bien être pris la veille. Il est possible également que Caïphe ait interrogé le Sauveur, et qu'il l'ait laissé maltraiter par ses valets; mais il est possible aussi, et il semble plus probable que l’aveu du Christ ait été introduit en vue de la sentence capitale que l’'évangéliste fait rendre par les autorités juives, et pour donner à cet aveu un développement qu'il ne pouvait comporter devant Pilate ; pareillement, la scène d’outrages complète le rôle odieux que l'évangéliste prête au sanhédrin.

Avant le procès réel, dont il a gardé la relation, Mare a décrit un autre procès devant le tribunal juif afin de transporter à

MCE M EVE BE cure 0).

2, Mc. xv, 16-20 (Mr. xxvu, 27-31).

Page 1