‹ Les e?vangiles synoptiques / (volume 2)Chapitre 504 sur 672 · S% NN · texte numérisé non relu

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thieu !, il s’agit, au moins principalement, du dernier. De part et d'autre il est sous-entendu que Jésus, au lieu de répliquer à chacun des témoins, a gardé le silence depuis le commencement. Il aura la même attitude devant Pilate, mais, dans la forme actuelle du récit, seulement après l'aveu messianique. On ne peut guère douter que les évangélistes n'aient vu dans ce silence l’accomplissement d’une prophétie. Cependant il est tout à fait conforme aux vraisemblances que Jésus, soit après, soit avant l'aveu de sa qualité messianique au procurateur, ne se soit pas abaissé à une discussion, d'ailleurs inutile, avee ses accusateurs, devant le juge romain. Marc aura anticipé ce trait, pour montrer Jésus muet en face d'un tribunal de bourreaux. comme la brebis muette sous les ciseaux du tondeur ?, plutôt que pour suivre son idée de l'endurcissement providentiel des Juifs, que le Christ voudrait assurer par son silence. Il est vrai, d'ailleurs, que Marc veut faire ressortir leur incrédulité devant l'aveu messianique.

Jésus continuant à se taire, le grand prêtre l'interroge directement sur sa prétention au rôle de Messie. La question est simplement posée dans Mare “ : « Es-tu le Christ, le fils du Béni? » Maintenant Jésus peut faire une réponse qui trompe l'attente du grand prêtre, mais il ne peut continuer à se taire sans paraître avouer quil n'est pas le Messie. Soit afin de mieux expliquer pourquoi Jésus répond cette fois à l’accusation, soit pour donner à la question la forme la plus solennelle de l'interrogation judiciaire, Matthieu a placé dans la bouche de Caïphe ces paroles ® : « Je t'adjure, par le Dieu vivant, de nous dire si tu es le Christ, le Fils de Dieu. » La réponse de l'accusé se trouvait ainsi demandée sous la foi du serment ; en ne disant rien, il aurait semblé craindre d’être parjure s'il faisait une déclaration de messianité. Aussi bien répond-il cette fois. et par une affirmation nette, sans distinction ni circonlocution.

=: 1B. Weiss). Vg. : « Non respondes quidquam ad ea quae tibi objiciuntur ab his ? » TiscHENDoRr : oddèy z{ odtor xt.

1. V. 62. ai a. 0 à. sinev 2376 odDèv aroxotvm ; t£ odtoi cou xarauaprusodons : (Ss. Westcott-Hort, Nestle). Tiscaexrorr (B. Weiss) : odèv aroroivn 7! z7à. Ve. : « Nihil respondes ad ea quae isti adversum te testificantur? »

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