‹ Les e?vangiles synoptiques / (volume 2)Chapitre 539 sur 672 · Et ils crièrent, di- Crucifie-le · texte numérisé non relu

Et ils crièrent, di- Crucifie-le

crucifie-le! » 22, Et lui, pour la troisième fois, leur dit : « Mais quel mal a-t-il fait ? »Je n'ai rien trouvé en lui

sant : «

qui mérite la mort. Je vais donc, après l'avoir fait flageller, le relà- 23. Et is insistèrent avecde grands cris, demandant qu'il fût cruciñié, et leurs clameurs l'emportèrent. 24. Et Pilate décida que leur demande serait exécutée.

25. Et il relâcha celui qui avait été jeté en prison pour sédition et meurtre, qu ils demandaent, et il hvra Jésus à leur volonté.

cher. »

criaient plus fort, disant : « Qu'il soit crucifié! » 24. Et Pilate, voyant qu'il ne gagnait rien, mais que le tumulte allait croissant, prit de l'eau et se lava les mains devant la foule, en disant : « Je ne suis pas responsable de ce sang. A vous de voir! » 25. Et tout le peuple répondit en disant : « Que son sang retombe sur nous et sur nos enfants! » 26. Alors il leur accorda la liberté de Barabbas, et, après avoir fait flageller Jésus, il le livra pour qu'il fût crucifié.

Si l’on suit l’enchainement des faits tel qu'il est indiqué dans Marc, Pilate, embarrassé du silence de Jésus, et n'osant absoudre ouvertement un accusé qui ne se défend pas, convaincu d’ailleurs quil n'a pas affaire à un perturbateur de l’ordre public, aurait l’idée de soustraire le Christ à la mort en faisant réclamer sa grâce par le

A. Loisx. — Les Évangiles synoptiques, II.

peuple. D'après une coutume signalée seulement dans les Évangiles, et sur l’antiquité ou même l'authenticité de laquelle on n'est pas autrement fixé, le peuple obtenait du pouvoir, à chaque fête de pàque, la mise en liberté d’un prisonnier !. Cette coutume aurait été

d’origine juive, son rapport avec la pâque n'étant pas une simple

coïncidence, et la mise en liberté du prisonnier rappellerait sans doute la délivrance d'Israël, quand le Seigneur le tira de la servitude d'Égypte 2. Il va de soi que nul gouvernement ne se serait laissé arracher par ce moyen la grâce d'ennemis redoutables pour lui, et il était toujours facile de dérober à la faveur du peuple les gens qu’on voulait supprimer. Mais il faut avouer que l'assertion de Marc se présente bien plutôt en forme de légende populaire que de coutume juridique.

En ce temps-là, d'après nos Évangiles, il y avait sous les verrous un nommé Barabbas, qui, avec une troupe de factieux, avait commis un meurtre dans une sédition #. On ne saurait dire si la sédition causée par Barabbas avait un caractère politique. Il semble plutôt que ce fût une émeute vulgaire, ou un mauvais coup de gens sans aveu. Les indications sont très vagues, sous une apparence de précision #, comme ce qui a été dit de la coutume dont Barabbas est

1. V. 6. aa Où toprhv axéhuev aûrois £va Oéouov 0v rapnroëvro (NAB; texte commun ôvrcp, DC üv àv nroëvro).

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