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3. V. 7. nv 0 6 leyouevos Bapaffiäs uerà rov otactacrüv Oedeuévos, orives Ev ti sraet povoy rerowmzstsav. L'emploi de « le dit » devant Barabbas ne prouve pas que ce mot soit un surnom (cf. Mr. 1x, 9), mais il s'explique mieux peut-être
.. dans cette hypothèse (cf. Mr. 1v, 18; x, 2), et l’on croirait que l’évangéliste,
tout en individualisant le nom, a quelque soupçon que ce n’est pas un nom d'individu. Les étymologies d’après l'araméen sont : « fils du père », NAN T2, qui convient à la forme Bapaff&e, ou « fils de notre maitre », 727 72, qui esten rapport avec l'accusalif BapaBBäv. On suppose que cette désignation était patronymique, et que l'homme était « fils de rabbin ». Explication peu naturelle ; S. JÉRÔME (In Matth. xxvir, 16) : « Iste, in evangelio quod scribitur juxta Hebraeos, /ilius magistri eorum interpretatur. » Eorum se rapporte sans doute aux Juifs, et s. Jérôme ne veut pas dire que l’étymologie indiquée dans l'Ev. des Hébreux soit 11427 72. Il est assez subtil de supposer avec Zaux (GNTKX. II, 2, 699) que l'Év. apocryphe aurait en pensée le démon maître des Juifs, et qu'il ferait valoir un contraste entre le fils du diable et le fils de Dieu,
4. On dirait que Marc parle de « la sédition » et « des séditieux » comme si tout le monde savait de quoi il s'agit (J. Weiss, AE. 327); mais c'est une
censé avoir bénéficié. Pilate aurait considéré Barabbas comme un simple bandit, et n'aurait pas supposé que la masse des Juifs pût s'intéresser à lui. Mais, dans ce cas, l'on se demande comment un administrateur intelligent a pu accepter la mise en liberté d'un malfaiteur dangereux. Si Barabbas eùt été un révolté contre l'autorité romaine, il aurait eu les sympathies de ses concitoyens, mais Pilate n’aurait pas attendu pour le mettre à mort. Le gouverneur imaginerait donc d'offrir au peuple, qu'il croit favorable à Jésus, la grâce du prisonnier que les prêtres lui ont livré. Quand la foule se présente, suivant l'usage, et demande la grâce accoutumée, Pilate lui propose la mise en liberté de son Messie !. Le gouverneur aurait dit : « Voulez-vous que je vous mette en liberté le roi des Juifs? »
Ni ces détails ni les suivants ne semblent à discuter au point de vue de l'histoire. IL faut supposer que l'enthousiasme excité d'abord par Jésus a été absolument déconcerté par l'état où l'on voyait réduit le prophète de Nazareth. Ceux qui l'avaient acclamé les jours précédents se seraient demandé s'ils n'avaient point mal placé leur confiance; regrettant déjà leurs applaudissements, ils ne se soucieraient pas de ratifier une proposition qui leur semble presque injurieuse pour eux. La forme de cette proposition est singulière; mais il est douteux que Marc ait voulu prêter à Pilate l'intention de se moquer ouvertement des Juifs ou de Jésus lui-même ?. « Roi des Juifs » est le thème de l'accusation portée contre Jésus : Pilate, juge de sa cause, le désignerait ainsi: et comme il est censé comprendre que la royauté affectée par le Christ n’a rien qui compromette l'autorité de César, il peut, du moins au gré de Marc, parler du « roi des Juifs » comme d'une personne qui doit être chère à ses compatriotes *. L'évangéliste veut que Pilate offre aux Juifs la liberté de leur Christ. Il ne faut pas chercher d'autre sens à la proposition, incompréhensible au point de vue de l'histoire, qu'il adresse au sanhédrin et au peuple juif.
façon populaire, on pourrait dire enfantine, de présenter un fait dont celui même qui en parle ne sait rien.
1. V. 8. xai avaBäs 6 Oyhos foëaro aizsishat xafws Eros: adroï; (noter encore la forme toute populaire de ce trait). 9. 6 3ë [::Aäxos ar:zotôn aÿzoïs Xéyov Békste aroAdsuw duty =0y Bastkia =Gv ’[oudatwv ;