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n'ont pas le verset que la Vulgate et le plus grand nombre des manuscrits et des versions placent entre la déclaration de Pilate et la protestation du peuple : « Or il était obligé de leur accorder à chaque fête (de pàque) la liberté de quelqu'un !. » Ce verset, qui ne se trouve pas à la même place chez tous ses témoins ?, a l'air d'être une glose introduite après coup dans le texte, pour expliquer la réponse des Juifs, d'après les passages parallèles des autres Évangiles. Luc insiste sur les efforts que fait Pilate pour éviter une condamnation inutile. Par trois fois 3, le procurateur déclare que Jésus n'a pas mérité la mort. Les clameurs du peuple lui arrachent la décision qui délivre Barabbas et qui condamne Jésus au supplice de la croix, selon le désir de ses ennemis ‘. L'évangéliste, après avoir annoncé la flagellation ne dit pas qu'elle ait été exécutée ; il ne parlera pas non plus des outrages que les soldats romains ont infligé à Jésus, et il s'abstiendra de dire qu'ils ont conduit le Sauveur au Calvaire.
La simplification du récit est voulue: l'intention de ménager Pilate et les Romains n’est guère contestable. Nonobstant les réserves qu imposent un sentiment plus net de la réalité historique et la connaissance des vraies sources traditionnelles, la perspective de la passion dans Luc se rapproche plus encore que dans Mare et