‹ Les e?vangiles synoptiques / (volume 2)Chapitre 547 sur 672 · D, Ss. Sc. éth. le mettent après le v · texte numérisé non relu

D, Ss. Sc. éth. le mettent après le v

3. Vv. 44-15; v. 20; v. 22 (et déjà v. 4); le v. 22 répète le v. 15, avec emprunt à Mc. 14. La notice de Barabbas (v. 19) : 55=1 ñv rx szastv =tv2 yevouévnv àv zh rOhct zat o0voy BAnbeis 2 +5 gukzxG, est une adaptation de Mc. 7 (p. 642, n. 3); il est bien risqué d'y voir (avec Horrzmaxx, #18) une allusion possible à Lc. xurr, 1. La première proposition de Pilate, vv. 13-18, correspond à Mec. 6-11. La seconde proposition, v. 20. 7% Ôè 0 Il:1ÀZ-05 rsosezcmssy adroïc, kw 470- Aüoa toy ’Insoïv. 21. ot 2 Ereowvouy Léyovrss" sradsov sraicou adtéy, correspond à Mc. 12-13 (cf. p. 644, n. 3 et n. +; noter que Luc évite la formule « roi des Juifs »). La troisième proposition, v. 22. 6 dE <oiroy st

IxEY Tp0: aÛTOMS" £t YXS XAZOV Énoinoev 09705; oddèv aïrrov Bavazou <dpov Ev adtO radeüszc où ad=0v aroÀÿsw. 23. oi DE ÉnénetvTO povais ueyéhats aitoÿusvot adtov cravcwiuar, zut xatiopuoy ai guvai adTov, correspond à Mc. 14 (p. 645, n. 1).

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4. V. 24. zat 1lerÂGTOs Erexotwvev yevecüar 50 a!-nux auréy |cetle formule atténuée pourrait avoir été substituée à l'énoncé de la condamnation dans la source primitive : zat IIshäros xaréro:vev adtov Évoyov ivar Gavdrov. Cf. Mec. xiv, 64). 25.

aréhuasy dE z0v dix ozasuy at povoy BeBknuivoy es quAaziy, 6Y nroëvco (développement oratoire, pris du v. 19), +ôy àë ’[nzoÿv z25{dwxe, +@ fekmuazt a3=Gy (interprétation de Mc. 15 {p. 645, n. 2).

‘et l’histoire de Barabbas interprétée comme dans Mare, le tout

dans Matthieu de ce qu'elle est dans l'Évangile de Pise He les Juifs qui ont tout fait. L'on entrevoit cependant que Luce connaître un récit très simple, la source de Mare, où il a pris Sa relation du procès devant Pilate, et où la Sibet TE de Jésus à Barabbas n'était que sommairement indiquée, si toutefois elle l'était, sans les explications, fort sujettes à caution, que l'on trouve dans À Marc !, et qui sont élaborées dans Matthieu. Le rédacteur du troi= sième Évangile a brodé sur ce canevas le procès devant Hérode, emprunté à un document secondaire, dont 1la corrigé les données,

devant servir à montrer que Jésus avait été trouvé innocent par les autorités politiques de la Judée, mais qu'il avait été victime de la haine des autorités religieuses juives, auxquelles Pilate, malgré sa bonne volonté, s'était trouvé dans l'impuissance d’opposer une bars | rière légale.

Il est extrêmement difficile de déterminer l'origine et la juste portée de l'épisode concernant Barrabas. La préoccupation qui le domine est évidente ; les raisons qui ont induit Matthieu et Luc à supprimer, compléter, corriger certaines indications de Mare ne sont pas moins claires. Il semble également indispensable que l'incident ait son point de départ, si minime qu'on le suppose, dans la réalité de l'histoire. Des critiques peu circonspects admettent que Pilate a pu proposer au peuple la grâce de Jésus *, en le mettant en coneurrence avec un individu indigne de lui être préféré, ou bien que cette grâce a été véritablement offerte dans ces conditions #, ou qu'un incident qui avait eu pour héros le fils d’un rabbin, a été, après coup, mis en rapport avec la condamnation de Jésus ‘. Cette dernière hypothèse est bien insuffisante, l'histoire de Barabbas semblant originairement connexe avec la condamnation de Jésus par Pilate. On a vu d'autre part, que cette histoire est adventice au récit du procès, et que ses détails sont inspirés’ par la préoccupation apologétique de Marc, sans égard aux vraisemblances. La coutume alléguée pañ ‘’évangéliste, inconnue par ailleurs, est inconcevable, en la forme où la présente l'évangéliste, comme pratique de l'administration

Cf. J. Weiss, AE. 326-327. Le Cf. Srrauss, II, 344.

. Cf. RENAN, Jésus, 418-#19.

Braxpr. 105. Cf. Hocrzmaxx, 103.

romaine ! à l'égard des Juifs. Quant à l'attitude de Pilate envers Jésus, il convient d'observer que, si le procurateur était persuadé que l'accusation des prêtres était fausse, il était libre de ne pas prononcer la condamnation; s'il croyait l'accusation fondée, et s’il jugeait que la prétention messianique était un danger pour l'autorité romaine, il ne pouvait avoir l'idée de remettre Jésus en liberté, puisqu'il se serait vu contraint de l'arrêter le lendemain. L'histoire de Barabbas n'a de signification que dans l'hypothèse d'un jugement rendu par le sanhédrin, et auquel Pilate essaie vainement de soustraire le Sauveur. Or cette hypothèse n’est pas conforme à la tradition primitive et historique, d’après laquelle Jésus a été jugé et condamné par Pilate, sur la dénonciation des prêtres. La décision de Pilate est suivie d’une scène de dérision ? que rien ne prépare, et qui présente d'autant plus de garanties à l’historien, qu'elle ne sert pas les intentions du rédacteur. Bien que Marc ne le dise pas, les soldats qui se moquent de Jésus sont des soldats romains. L'on s'explique d'autant moins leur conduite : s’ils sont chargés d'exécuter la sentence de Pilate, ils n'ont pas la faculté d'aggraver selon leur caprice le sort du condamné. S'ils traitent Jésus en roi de comédie, c’est qu'ils y ont été autorisés par les circons- ‘tances, et l’on pourrait dire par la teneur de la condamnation. On a depuis longtemps observé que Jésus avait été traité par les soldats romains en roi des saturnales. Plus récemment, on a signalé des faits analogues, et même le cas d’un roi de carnaval qu'on ne se contentait pas de mettre à mort pour la forme, mais en réalité %, On a relevé aussi, dans Philon, l’histoire singulière du fou Carabas #, que la populace d'Alexandrie s'était amusée à traiter en roi, pour se moquer du jeune Agrippa, devenu roi de Judée par la grâce de Caligula, et l’on s'est demandé si Carabas ne serait pas le nom même de Barabbas,nom qui ne serait pas celui d’un individu, mais du personnage qui figurait le roi dans des fêtes analogues aux saturnales romaines et aux Sacées babyloniennes. La conduite des

1. L’analogie d’une telle coutume avec les grâces que l’on accordait à Rome aux esclaves enchaînés, dans la fète des Lectisternia, est assez éloignée et ne peut fournir la base d'un argument a pari. Cf. BranDr, 101-102.

Mc. 16-20 à.

WExpLaxp, Hermes, XXXIII (1898), 175 et suiv. . In Flaccum, 6.

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soldats romains à l'égard de Jésus se comprendrait aisément ! Pilate, ayant prononcé la condamnation du Christ, comme d’un vulgaire aventurier, au supplice de la croix, l'avait livré aux soldats” pour qu'il fut crucifié « en Barabbas », « en guise de Barabbas », ou « à la place du Barabbas ! ». Du nom et de la circonstance mal comprise, l'intérêt apologétique aidant, le récit de Mare a pu se déduire, et même la leçon des témoins de Matthieu, qui opposent Jésus Barabbas à Jésus appelé Christ ?, représenterait une autre altération du fait primitif, puisque c’est Jésus lui-même qui aurait

été traité en Barabbas ?.

Marc, xv, 16. Et les soldats l'emmenèrent à l'intérieur de la cour, c’est-à-dire (dans) le prétoire, et ils convoquèrent toute la cohorte. 17. Et ils le revêtirent de pourpre et lui mirent une couronne d’épines qu'ils avaient tressée. 18.

Et ïls se mirent à le saluer, (disant) : « Salut, roi des Juifs ? » 19.

Et ils Jui frappaient la tête avec un roseau, ils crachaient sur lui, et, s’agenouillant, ils lui rendaient leurs hommages. 20. Et quand ils se furent joués de lui, ils lui enlevèrent la pourpre et le revêtirent de ses propres habits, et ils l’emmenèrent pour le crucifier.

Marru. xxvur, 27. Alors les soldats du gouverneur, prenant avec eux Jésus dans le prétoire, rassemblèrent autour de lui toute la cohorte ; 28. l'ayant déshabillé, ils lui mirent un manteau rouge ; 29. et tressant une couronne avec des épines, ils la lui mirent sur la tête, et un roseau dans sa main droite. Et s’agenouillant devant lui, ils se moquaient de lui, disant : « Salut, roi des Juifs ! » 30. Et crachant sur lui, ils prenaient le roseau et lui donnaient des coups sur la tête.

31. Et quand ils se furent joués de lui, le dépouillant du manteau, ils le revêtirent de ses habits, et ils

l'emmenèrent pour (le) crucifier.

ab, ds sr 2, 'ies éie'e RS Éehé L

1. On peut se représenter ainsi la forme du texte dans la source (après l'énoncé dela condamnation, p. 651, n. #) : xai rov ’Incoëv ppayelAwioas ragédwxey [roïs otpatiuiras] {va atavow0f [àvri toù BapaBB3]. Le. 25 pourrait en être la paraphrase. On pourrait expliquer ainsi la formule Jésus Barabbas, appliquée au Christ par les Juifs en manière de dérision, et entendue par la tradition chrélienne de l'individu à la place duquel Jésus aurait été crucifié (cf. supr, ; p. 646, n. 1 et n. 2).

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