Supr. p. 646, n
3. Cf. Sazomox Reinacu, Cultes, mythes et religions, 1, 332-341. La date du - 25% mars, pour la fête des Sacées, est contestée par ZimmerN (Æeilinschriften u. d. A. Test. 3, 384, n. 4, 427), qui soutient contre Sayce, Meissner, Winckler, que cette fête ne correspond vraisemblablement pas à la fète babylonienne du printemps, mais à une fête de la déesse Ishtar, en juillet.
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La flagellation était le préliminaire du crucifiement. Elle a dû être exécutée en public, devant le tribunal de Pilate, parles soldats du procurateur. C’est après avoir flagellé Jésus que ceux-ci le traitent en roi de comédie. De l'endroit, accessible à tous, où se trouvait le tribunal, les soldats emmènent Jésus dans l’intérieur des bâtiments qui leur servaient de caserne !. Là ils appellent toute la cohorte : circonstance qui, si elle n’est purement légendaire, n’est explicable que dans l'hypothèse, précédemment indiquée, d'une coutume dont Pilate a tenu compte, et qui intéresse tous les soldats de la cohorte, recrutés dans la même région. Il est invraisemblable que, dans l'intervalle de la flagellation et du crucifiement, il y ait eu place pour un divertissement des soldats, qui n'aurait pas eu d'autre motif que leur bon plaisir, et auquel auraient pris part seulement ceux qui étaient disposés à se moquer d'un condamné juif.
Jésus avait été dépouillé de ses vêtements pour la flagellation. Ce supplice était administré avec des fouets garnis de lanières de cuir, et il n’était pas rare que la victime y succombât. Quand les soldats eurent exécuté cette partie de la sentence, pour s'amuser du prétendu roi des Juifs, ils lui mirent sur les épaules un manteau de pourpre, le manteau qu'ils avaient en réserve pour le roi de leur fête, ou bien, comme le suppose Matthieu, un de leurs manteaux rouges, pour figurer la pourpre royale?. En guise de couronne, ils
1. Mc. 16. où dë oroariGtat anriyayoy adrov ou sis adAs, 0 éoriy rparrwprov (cette explication a l'air d'une glose rédactionnelle; mais ce n’est pas raison pour supposer, avec Branpr, 107, qu’elle aurait été ajoutée d’après Matthieu ;. celuici a plutôt simplifié les données de Marc; quoi qu'il en soit, cette cour, ou ce prétoire, où il y avait toute une cohorte, serait plutôt dans la tour Antonia que dans le palais d'Hérode) za ouvxæhodo:v 6Àny tnv sxsïpav. La cohorte comprenait six cents hommes; bien que le mot s'emploie parfois pour désigner le tiers de la cohorte (manipule), Marc, en disant : «toute la cohorte », semble exclure cette application restreinte. Mr. 27. 07: oi otoati@rat ob fysuovos raoahaBôvres T0v ’Insodv ets 0 roatruptoy ouviyayov x ’adtov Gknv rnv orsipav.
2. Mc, 17. ai évdidUoxovatv ado roovioav. Mr. 28. xai évdoavtes (BD, mss. lat. ; NAL etc., mss. lat. Ve. lisent Exdüsavres. Ss. n'a ni l’un ni l’autre. La leçon de B peut sembler préférable, puisque l’on doit supposer que Jésus est nu; mais Matthieu ne semble pas l'avoir compris ainsi, la correspondance du v. 31 avec le v. 38 invitant à penser que les soldats rendent à Jésus les habits qu'ils lui ont Ôôtés pour lui mettre le manteau rouge; d'après Mc. 17, 20, il ne semble pas qu’on ait rendu à Jésus aucun de ses vêtements pour lui mettre la pourpre par dessus; Matthieu n'aura pas pensé que le Sauveur avait été déshabillé pour la flagellation) «570 yhauÿda zoxxivny (D, iuériov ropousoëv xai y. x.; Ss.
« un vêtement de pourpre et d'écarlate ») rept£0nxay air®.
entrelacent des branches d'épines flexibles, et lui placent sur LR.
tête ce triste diadème!. Bien que cette couronne fût nécessairement douloureuse, elle n’a pas été imaginée pour être un instrument de
torture, mais un moyen de dérision. Le rédacteur du premier.
Evangile a joint à la couronne un roseau en guise de sceptre. Mare ne parle du roseau que pour le mettre dans la main des soldats
frappant Jésus. Le Sauveur a-t-il pris ce roseau ? L’a-t-il repris toutes
les fois que les soldats jugeaient à propos de le lui faire porter? Il a subi patiemment les outrages; mais faut-il encore qu'il s'y soit prêté, qu'il y ait presque participé? La mention du roseau dans le second Évangile aurait-elle donné au rédacteur du premier l’idée d'employer ce roseau en manière de sceptre royal ?? On pouvait, il est vrai, mettre ce roseau entre les mains du Christ sans qu'il le rejetat 5.
Ayant fait du Sauveur une caricature de roi, les soldats lui rendent des honneurs dérisoires : salut royal, génuflexions #. Mais il ne s’en tiennent pas à la moquerie, ou plutôt leur mépris se traduit d’une façon plus grossière que la raillerie. Les deux évangélistes parlent de coups donnés avec le roseau sur la tête de Jésus ; ces coups étaient plutôt une marque de dérision qu'un traitement violent ; ils font ressortir par le contraste le ridicule des hommages adressés au roi des Juifs. Marc et Matthieu après lui parlent de crachats ; mais ce trait pourrait bien avoir été ajouté ici, comme plus haut°, pour l'accomplissement des prophéties, parce que le rédacteur ne comprenait plus la signification primitive de cette scène î.
1. Mc. 17. xai nepttibéaoiv adt@ rhëfavres axdvÜivov otépavor. Mr. 29. zai rAEavres otégayoy &E axavÜGy éréünrav èri ris 2epalñs adToÿ zai xéAauoy y ti dcELZ aUToù.