Vinum murrhinum. » Cf. Hozrzmanx, 180 ; Brant
5. Lxix, 22 (LXX). za Edwxav ets =0 BoGug mou yoxnv, xai ets ny débay ou 2r6zt-
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664 LES ÉVANGILES SYNOPTIQUES BU a il l'eut goûtée, la boisson qu'on lui offrait !. Beaucoup de manuscrits remplacent même ici le vin par le vinaigre ?, sans doute pour se rapprocher davantage encore du texte prophétique. Cependant, comme on parlera plus loin * de vinaigre, il est beaucoup plus probable que l’évangéliste s'était contenté d'introduire le fiel en cet endroit. La précision plus grande de Matthieu s'explique par linfluence de la prophétie. |
Luc a omis entièrement l'incident, et ilest permis de se demander si la source de Marc en faisait mention; ce pourrait être, déjà dans le second Évangile, un doublet du vinaigre, un trait ou l’on voulait montrer l’accomplissement des prédictions anciennes “. IL semble que, dans la source, la mention du crucifiement suivait l’arrivée au Golgotha °, et que ce qui est dit plus loin de l'inscription 6 sy rattachait immédiatement.
Pour le crucifiement ?, on commençait d'ordinaire par planter la croix, qui n'était pas très haute ; puis on hissait le supplicié, donton clouait les mains et les pieds. ILest probable queles pieds n'étaient pas cloués l’un sur l’autre, mais l’un près de l'autre, au poteau de la croix, et non à un support. On dépouillait les crucifiés de tous leurs vêtements. Le linge autour des reins est attesté par l’'Évangile de Nicodème, autorité nulle, et qui se fonde probablement sur les représentations figurées, où l'on ne conçoit même pas que ce linge ait pu manquer. Saint Athanase, saint Ambroise, saint Augustin pensent que le Christ a été dépouillé de tout vêtement. Comme le supplice de la croix n'a été aboli que par Constantin,
1. V. 34. Édwaay adt@ rueiy oivoy età yoñs ueltyuévov za yeuoduevos 0Ùx ne ANg=, zuiv. « Il ne pouvait être question de nourriture dans le crucifiement, comme dans le psaume (p. 663, n. 5); c’est pourquoi Matthieu met le fiel dans le breuvage. » SrrAuUss, II, 353.