Cf. supr. p. 658, n
8. Ce peut être pour un motif analogue que la cheville qui était placée entre les jambes du crucifié a été changée, dans les représentations figurées, en un support placé sous les pieds de Jésus.
Os
l'opinion du premier de ces Pères ! doit être fondée sur une connaissance réelle de l'usage, et non seulement sur la comparaison qui a été souvent faite entre le Christ en croix et Adam au paradis terrestre ?.
Les vêtements du supplicié appartenaient aux exécuteurs. C'est pourquoi les soldats, ayant cloué Jésus à la croix, partagent ses habits en les tirant au sort 3. Jean insiste # sur ce détail, disant que les habits, ont été partagés à l'amiable, et la robe seule tirée au sort. Mais cette distinction a été occasionnée par le passage du psaume *, que Jean lui-même cite à ce propos : « Ils se sont partagé mes habits, et ils ont tiré mon vêtement au sort. » Plusieurs témoins 5 ont aussi ce verset dans Matthieu, où il est introduit par la formule ordinaire : « Pour que fût accompli ce qui a été dit par le prophète 7. » Le témoignage des manuscrits ne garantit pas suffisamment l'authenticité de ce passage dans le premier Évangile, et l'on admet volontiers qu’il a été interpolé d'après Jean. L’hypothèse d'une omission accidentelle $ ne paraît cependant pas devoir être écartée tout à fait. IL est surprenant que l'évangéliste n'ait pas connu ou trouvé un rapprochement si facile, et qui est si bien dans son goût. Pouvait-il l'ignorer, lorsque déjà Marc paraît y avoir pensé? C'est incontestablement comme détail réalisant une prophétie, non comme tradition simplement historique, que ce trait a été relevé dans le second Évangile, et, s'il a été signalé dans la source de Mare *, c'était à cause de la prophétie, l'incident ne méritant pas d'être rapporté pour lui-même.
Marc indique le moment de la journée où eut lieu le crucifiement.