‹ Les e?vangiles synoptiques / (volume 2)Chapitre 559 sur 672 · et disant ds · texte numérisé non relu

et disant ds

(Dieu) le délivre main-

ve tenant, s'il l'aime. Car

“4 il a dit qu'il était le Fils de Dieu. »

La relation du premier Évangile, comparée à celle de Mare, est quelque peu incohérente. Les soldats crucifient Jésus, se partagent ses vêtements, puis s'assiéent pour le garder !; ils mettent une inscription au-dessus de sa tête ; puis ils crucifient deux voleurs ?. Il est évident que les soldats n’ont pu s'asseoir et partager les vêtements des suppliciés qu'après avoir dressé les trois croix, et cloué dessus les condamnés. Les deux voleurs avaient dù être amenés avec Jésus, comme l'a dit d’abord Luc *, en coordonnant les indications de Marc #. La société de ces misérables est une honte ajoutée au supplice du Sauveur. Mais on ne saurait dire qu'il y ait eu là une intention malveillante des exécuteurs. Ces deux hommes, dont la

1. V. 38 (cf. p. 665, n. 2). 36. ai xa0muevor étnpouv autov Exeï. 2. V. 37 (cf. p. 666, n. 4). 38. rôte sraupoëvrat obv ar@ dio Anstai, cle Èx dei zai eîç àE etuybuv.

3. V. 32 (coordonné au v. 26, supr. p. 659, n. 5). fyovro dE ai Erepot (Ss. omet £., et lit : « Et allaient avec lui deux malfaiteurs », etc.) à50 xxxopyot dv adr@ avatpebñvar. 33. xai 0te AGOY èri TOY TOR oY TO xahoëwevoy Koavioy (cf. supr. p. 662, n. 2), ézei éoratpusay aûtOv xai toûs x240UPYOUS, OV UÈV Ex DebuGv Ov Dè 2E aprorep@v.

4. Vv. 22 (p. 662, n. 2), 24 a (p. 664, n. 5). 27. xai av avt sravpoÿaiv dVo

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AU GOLGOTIHA 669

légende a pensé trouver les noms !, n'ont pas été mis à mort à cause de Jésus : ils devaient être crucifiés ce jour-là. Mais peut-être aussi figuraient-ils comme les acolytes du Barabbas, du roi immolé?.

Le texte commun ? de Marc présente en cet endroit un verset qui manque dans les plus anciens témoins # : « Et fut accomplie l'Écriture qui dit : « Et il a été mis avec les méchants ?. » La citation est d’Isaïe 5, et il est fort probable que Marc en faisait déjà l'application au Sauveur crucifié entre deux larrons. Mais, comme cet évangéliste s'abstient ordinairement d'introduire dans son récit les rapprochements de ce genre, et qu'on ne voit pas pourquoi le passage aurait été supprimé dans les plus anciens manuscrits, 1l est à croire que le verset a été interpolé d'après Luc 7. Les évangélistes, qui ont en pensée le texte d'Isaïe, regardent le voisinage des deux voleurs et l'assimilation de Jésus à ces misérables comme une ignominie, à laquelle viennent se joindre les insultes des passants, des prêtres, et celles des deux larrons$.

La mention des passants donne à supposer que le Golgotha se trouvait près d'un chemin fréquenté. Ces gens reprochent à Jésus la parole qu'on a déjà trouvée dans la bouche des témoins chez le grand-prêtre °. Marc et Matthieu, qui sont seuls à parler des insultes faites à Jésus par les gens du peuple, disent que les passants branlaient la tête en signe de dérision. Il doit y avoir dans ce trait une réminiscence du psaume XXII #, On rit de ce Messie qui voulait

1. Dysmas et Gestas (Acta Pilati), ou bien Zoatham et Kamma(ms. c.). Titus et Dumachus (Év. ar. de l'enfance). Sur ces noms fictifs. cf. CLeRmONT-GaN- NEAU, Revue critique, 1883, II, 146-147, 196.

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