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Luc mentionne ensuite le partage des vêtements par C F9 voie du Æ sort, et il ne dit rien des injures adressées à Jésus par les pas sants. Le peuple ne se moque pas du Christ ; il le regarde mourir !, et il se lamentera bientôt de sa mort ?. Les ASS seuls, c 'est-àdire les membres du sanhédrin, prêtres, scribes et anciens, tournent le Sauveur en dérision ; leur discours est le même, au fond, que dans Marc, mais il est plus abrégé dans la forme *. L'épithète : « élu de Dieu », est dans le style de l'évangéliste, qui l’a déjà employée en racontant la transfiguration *. Les soldats interviennent aussi et se moquent de Jésus en lui offrant du vinaigre à boire ?. La dérision des soldats se trouve ainsi substituée à celle du peuple. Y a-t-il, pour le vinaigre, anticipation de l'incident que rapporteront bientôt les deux autres Synoptiques 5, ou bien, au contraire, s'agit-il de celui que Marc et Matthieu ont signalé d’abord 7, et le vinaigre aurait-il été substitué au vin aromatisé, parce que Luc s’est souvenu du psaume LXIX ? On peut choisir entre les deux hypothèses, ou plutôt Luc confondles deux incidents en un seul, qui correspond surtout à l'affaire d'Élie dans les deux premiers Évangiles. En soi, l'offre du vinaigre n'avait rien de dérisoire. Il s'agirait, si l'on devait considérer dans cet incident autre chose que sa valeur symbolique, de la boisson $ que les soldats romains portaient avec eux dans toutes les expéditions.
k Cf. supr. p. 661, n. { et n. 2 . V. 48. L'omission ones de Luc ne prouve donc rien pour l'hy pe de TL Weiss, supr. p. 671, n. 1.
3. V. 36 b. Éfeuvxrreutov (cf. supr. p.669, n. 10) dÈ xat oi aoyovres Aéyovrec" aXkous Ecwosv, cosdruw Éœurôv, el oùros éoruv 6 Xpuoros <0ù 005 6 Exkexrés. Noter que Euc combine Mc. 31 avec 30, supr. p. 669, n. 9, et p. 670, n.1.
4. 1x, 35, supr. p.38. Sur le « Christ de Dieu », cf. 11, 26 ; 1, 356.
5. V. 36. évérarfav D aûr@ mai oi orpartürat rooscpyôuevot, DEos TeOpÉporsEs adr® (Ss. omet 6. r. a.) 37. ai Aéyovres ‘ei où et 0 Baorhsds r@v ’loudaiwv, céisor ssavrév. Le discours des soldats est une combinaison de Mc. 30 avec 32, en substituant « les Juifs » à « Israël », pour harmoniser ce passage avec ce qui ù va être dit de l'inscription. D n'a pas oùsov osavréy ; il lit : yaïge (avec Ss. Sc.) Ë 6 Basrheus zûv ’Ioudaiwy, et il ajoute (avec lat. ce, Ss. Sc.) nepurelévres aûr@ ai 4 ærxavDivov srépavoy.. La mention de la couronne d’épines ne serait-elle pas pri= mitive en cet endroit, et n'aurait-elle pas été supprimée dans le texte ordinaire pour l'accord avec les autres Évangiles ? È