‹ Les e?vangiles synoptiques / (volume 2)Chapitre 566 sur 672 · FiriuGv adt@ on ‘020 ooBf aù roy ed, Or: Ev · texte numérisé non relu

FiriuGv adt@ on ‘020 ooBf aù roy ed, Or: Ev

€7 Dre ne nd CRDI ane LS LEV OXAIWS, ASIA YAO UV ETOASAUILEY ETTAQUE ZJ0'15Y “OUTOS

adr® xotuart ci, 41. xai que Q .. .

dE o9dèv atoroy Erçaïev. Cf. supr. vv. 4, 15, 22.

innocent, bien qu'on l'ait condamné en qualité de Messie, est donc E censé croire que Jésus est ce qu'ila dit être !. Il lui demande de penser à lui quand il viendra dans sa royauté, c'est-à-dire dans le grand jugement, quand il amènera sur la terre le royaume des cieux, et que les justes ressusciteront ?. Jésus lui répond que son attente ne sera pas longue, car, en ce Jour-même, le paradis les recevra tous deux ?. Le paradis n’est pas le royaume à venir, ni le ciel de la théologie chrétienne, mais l'endroit qui, dans la parabole du Riche, est appelé « le sein d'Abraham # ». Les commentateurs qui voient ici une sorte d’allusion possible à la descente aux enfers ? rencontrent une partie de la vérité : il est incontestable que Jésus se rend au séjour des morts ; mais ce séjour n’est pas souterrain f, et Jésus ny va pas prêcher l'Évangile aux défunts 7; il y va rejoindre les justes, ceux qui sont « vivants à Dieu 8 », dans la paix et le bonheur éternels.

L'apostrophe : « Jésus, souviens-toi! » a un cachet particulier d'originalité. Nulle part ailleurs, dans l'Évangile, on ne trouve le Sauveur interpellé par son nom *. Mais l’ensemble de la scène

1. Dans l'Évangile de Pierre, v. 13, il n'est rien dit du mauvais larron, et le bon s'adresse aux assistants : efc Ôé zic TGV 2axoÿpyowy Éxclveov oveldlasv adroÿs héywv" muets dix Tà Aaxà & ÉROMIAUEY OÙtTw Ter 0VÜaUEV, odtos ÔÈ SWTNE YEVOUEVOS <Gy avfowruv ti nÜtanoey due ;

2. V. 42. ai Eheyev *’Incod, uvisnti pou O7av £]0ns èv ti fiaothcix oo (cf. Mr, xvr, 28). BL (mss. lat. Vg.) is rnv BaorActay cou. D, zai otoagelc rpôs z0v 45proÿ einey adt@* pyrobnté pou v tn Quéox Ts Éhetaeuÿs oov. La leçon ei 5. $. pourrait bien être une correction destinée à identifier le royaume, entendu comme l'exaltation du Christ dans la gloire céleste, et le paradis où Jésus va bientôt se rencontrer avec le bon larron (cf. J. Weiss, Lk. 647 ; WeLLnaAusex, Le. 134). Branpr, 212, conjecture, non sans vraisemblance, que Luc avait écrit seulement ütav £\0ne, dont la leçon de D sérait une Te paraphrase.

3. V. 43. ai eixev ‘aury cot Aîyw, ofuespoy uet' Euod Éon ëv =& rapañeiow. D, äro- 2ptfeïc OÈ 6 ’Incods eirev 7@ é[mrAr[oloovr: Odpser, ofuecoy xtÀ.

XVI, 23 ; Supr.\p. A7:

. Cf. HozrzMaxx, #19.

. Cf. supr. p. 173. II Cor. x11, 2-4, ne fait d’ailleurs pas loi pour l'interpré-

sp

nus de Luc.

7. Comme dans I Prer. 111, 19 ; 1v, 6 ; Év. de Piérre, vv, 41-42.

Page 1