‹ Les e?vangiles synoptiques / (volume 2)Chapitre 580 sur 672 · B. Weiss, Mk. 238 ; HozrzmAnx, loc. cit · texte numérisé non relu

B. Weiss, Mk. 238 ; HozrzmAnx, loc. cit

5. On peut se poser la question de Srrauss, Il, 371 : « Faut-il entendre,

comme on l’a conjecturé, que, dans l'opinion du deuxième évangéliste (on devrait dire plutôt du rédacteur primitif) le cri suprême avait indiqué que

rédaction intermédiaire, à laquelle n'était pas encore annexé

” l'esprit divin du Messie abandonnait le corps terrestre de Jésus, tout comme

694 FUTLES ÉVANGILES sos

fait pendant à la formule d'introduction : « co l'Évangile de Jésus-Christ, Fils de Dieu » ; elle a dû être cette fin, sinon dans la source primitive de Mai au moins d lans un

récit de Ja sépulture et de La découverte du vide. de, RES

ration des soldats, car, dans Sratthicu, les compagnons du PRE. É s'associent à sa profession de foi. Mais, s'il y avait eu des ténèbres pendant trois heures, s’il y avait eu, pour finir, un tremblement de terre, et si les rochers s'étaient ouverts autour de Jérusalem, ce ne sont pas seulement les soldats romains qui auraient été effrayés, c'est Jérusalem tout entière qui se fût émue, et de tels prodiges » n'auraient pu être négligés,en aucun cas, par la tradition aposto= lique. De même que les détails fournis par Matthieu ne sont pas : à interpréter historiquement, de même la profession de foi qu'il # attribue aux soldats romains n’est pas à prendre à la lettre. “:

Dans Lue, les paroles du centurion ne s'expliquent pas précisé ment par l' on qu'éprouve cet homme devant des souffrances patiemment supportées et une mort courageuse !. Le centurion voit « ce qui est arrivé », non les sentiments de Jésus, mais l'éclipse de +4 soleil et les circonstances extraordinaires de la mort du Christ. Ce “4 sont ces circonstances merveilleuses, où se manifestent les intentions du ciel, qui prouvent à l'officier païen que Jésus était sans crime ?. Luc emploie une formule qui lui est familière, maïs qui n'est pas exempte d'exagération, lorsqu'il dit que le centurion « rendit gloire à Dieu ? ». Ces paroles ne signifient pas seulement

les mauvais esprits sortaient généralement du corps des possédés en criant ? » Hypothèse bien plus vraisemblable (cf. p. 683, n. 7) que cette autre (ibid.) : « Ou bien Marc voyait-il dans ce cri, qui saisit d'étonnement le capitaine, et dans la promptitude de la mort, qui remplit Pilate de surprise, un signe que Jésus était mort volontairement, avant le moment prescrit par le cours de la nature ? » L'objection de Branpr, 250, contre la première hypothèse, à savoir, que l'esprit divin n’est pas supposé en colère, comme les démons, pour sortir avec un grand cri, ne semble pas décisive. Au point de vue du narra= teur, le départ de l'esprit serait toujours une crise violente, tant par rapportà l'esprit que par rapport à Jésus. 2

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